samedi 5 août 2017

La tresse - Laetitia Colombani


Trois femmes, trois vies, trois continents. Une même soif de liberté.

Inde. Smita est une Intouchable. Elle rêve de voir sa fille échapper à sa condition misérable et entrer à l’école.

Sicile. Giulia travaille dans l’atelier de son père. Lorsqu’il est victime d’un accident, sa vie bascule.

Canada. Sarah, avocate réputée, va être promue à la tête de son cabinet quand elle apprend une terrible nouvelle.

Liées sans le savoir par ce qu’elles ont de plus intime et de plus singulier, Smita, Giulia et Sarah refusent le sort qui leur est destiné et décident de se battre. Vibrantes d’humanité, leurs histoires tissent une tresse d’espoir et de solidarité.
224 pages - Contemporain - 2017




Mes impressions :

Premier roman de l'auteur, La tresse est un roman vibrant sur le destin de femmes, malgré ses défauts.

Dans La Tresse, on suit trois femmes de pays, de culture, de situation très différentes, qui on en commun plusieurs choses pourtant : elles sont femmes, elles sont fortes, et leur vie est sur le point de changer.

Que se soit en Inde, dans la caste la plus basse de la société, en Sicile dans une entreprise familiale, ou au Canada proche du sommet de la hiérarchie de son entreprise, Smita, Guilia et Sarah sont toutes trois des femmes ambitieuses, qui vont devoir se dépasser, et oser dire "non". En effet, elles seront toutes trois confrontées à leur condition de femme, le bas de la hiérarchie sociale, une étiquette qui les entrave et les oblige à se battre plus que les hommes. Car être une femme, dans la misère ou dans la richesse, reste un frein à la liberté d'être ce que l'on souhaite, de faire ce que l'on veut. Et c'est ce que ce roman démontre habilement.

On retrouve aussi dans La Tresse d'autres sujets tel que la division des classes sociales en Inde ou la maladie. L'auteur nous sensibilise à diverses conditions défavorables, le roman n'en ai que plus riche et touchant.


« Smita a déjà entendu ce chiffre, qui l'a fait frissonner : deux millions de femmes, assassinées dans le pays, chaque année. Deux millions, victimes de la barbarie des hommes, tuées dans l'indifférence générale. Le monde entier s'en fiche. Le monde les a abandonnées.»


La Tresse souffre cependant de quelques défauts. L'écriture est simple, elle se contente de décrire sans fioritures. De plus, on ressent une construction strict, un côté un peu scolaire. Le tout manque d'un petit quelque chose, tout comme l'histoire. J'ai eu le sentiment que le tout pouvait être approfondi, étoffé. Je pense que chaque histoire aurait pu faire un roman à elle seule, qu'on restait trop en surface. La partie sur l'Inde est celle qui m'a le plus emporté, le deux autres personnages m'ont parut un peu plus fades.

La tresse est un roman très intéressant, qui touche et sensibilise aux problèmes qu'il soulève, malgré son côté trop scolaire et son histoire qui aurait mérité d'être plus approfondit. Une lecture très agréable pourtant, que je vous recommande.





Merci aux éditions Grasset et à Netgalley de m'avoir permis de découvrir La Tresse !

mardi 1 août 2017

Mon juillet livresque

Encore un mois chargé de lecture en juillet !

Une vingtaine de lecture, toute variés et presque toutes intéressantes. J'apprends toujours, je voyage, je me détends et je découvre de nouvelles choses qui me plaisent. J'ai aussi augmenté mon challenge goodreads à l'objectif de 110 livres d'ici la fin de l'année, hors BDs/mangas/comics. Ma PAL, elle, a encore augmenté (c'est les soldes...), mais j'ai essayé de me procurer un peu de littérature de voyage/expéditions, donc on va dire que c'est pour la bonne cause : la diversité :D

N'hésitez pas à me demander mon avis sur mes lectures s'il n'y a pas de chronique disponible !

Mon juillet livresque en chiffres :
☼ 21 livres lus
      dont 3 de la PAL
      dont 1 manga
16 romans ajoutés à la PAL
6 BDs/mangas/comics acquis
PAL +13 = 461

Lectures :


L'Ascension du Mont Blanc - Ludovic Escande


 Quand Jean-Christophe Rufin et Sylvain Tesson emmènent un éditeur sujet au vertige à 4800 mètres d’altitude…
Éditeur parisien, Ludovic Escande est plus habitué aux salons littéraires qu’aux bivouacs en haute montagne. Un soir, il confie à son ami Sylvain Tesson qu’il traverse une période difficile, l’écrivain lui lance : « Mon cher Ludovic, on va t’emmener au sommet du mont Blanc ! ».
Il n’a jamais pratiqué l’alpinisme et souffre du vertige. Pourtant il accepte, sans réfléchir. S’il veut atteindre le toit de l’Europe, il devra affronter les glaciers à pic, les parois vertigineuses, la haute altitude et le manque d’oxygène. La voie que lui font emprunter Sylvain Tesson et Jean-Christophe Rufin est périlleuse pour un débutant. Mais c’est le plus court chemin pour retrouver goût au bonheur.
Avec sincérité et humour, Ludovic Escande raconte cette folle ascension qui est aussi et surtout une formidable aventure amicale, littéraire et spirituelle.
160 pages - Aventure/Autobiographie - 2017

Sortie officielle le 31 août 2017



Mes impressions :

Quand une personne qui va mal est entouré d'amis un peu fous, c'est une aventure tout aussi folle que l'on s'apprête à vivre.

Ludovic Escande est éditeur, il dirige la collection "L'Arpenteur" des éditions Gallimard. Alors que les problèmes s'accumulent dans sa vie, son ami Sylvain Tesson lui propose de se changer les idées. Et quand on a un ami écrivain voyageur qui n'a pas peur d'oser, on se retrouve avec un défi fou : gravir le Mont Blanc jusqu'à son sommet. C'est ainsi que débute l'aventure pour Ludovic Escande, accompagné de Sylvain Tesson et du polyvalent Jean-Christophe Ruffin.

Ludovic Escande se livre ici aux lecteurs : Va-t-il vraiment pouvoir gravir le Mont-Blanc ? Après tout, il fume beaucoup et n'est pas vraiment sportif. Et puis surtout, il souffre du vertige. Une ascension qui promet d'être difficile donc. De sa préparation à l'ascension, il nous livre d'abord ses questionnements, puis ses sensations et ses émotions. Le doute, la peur, l'exaltation, la beauté du lieu, le lecteur est emporté dans le tourbillon d'émotions que ressent le narrateur et l'on vit avec lui cette ascension, qui est une véritable aventure de sensations.

En plus d'une aventure physique, ce récit est aussi une aventure d'amitié. On découvre Sylvain Tesson et Jean-Christophe Ruffin, deux personnes aux caractères très différents, l'un fêtard et l'autre plus posé, qui apporte de la bonne humeur et de la chaleur au récit. Toujours avenant, alpinistes confirmés, ils sont un véritable soutient pour le narrateur.

Ludovic Escande nous fait vivre avec L'Ascension du Mont Blanc une aventure chaleureuse et pleine d'émotions, qui donne envie d'aller à son tour tenter cette montée vers les sommets.



Merci aux éditions Allary et à Netgalley pour m'avoir permis de découvrir L'ascension du Mont Blanc !

lundi 24 juillet 2017

L'enfant des sortilèges - Ulrich Stalker


  L'éducation n'épargne pas les hommes de changer de trajectoire ! Quand Mathieu délaisse les livres et la musique pour se consacrer à la médecine, ne renonce-t-il pas à ses rêves ? C'est d'un sacrifice que l'homme devient homme.

Que va devenir son ami Marc-Antoine qui n'excelle pas dans la musique ? Ne risque-t-il pas de se brûler les ailes ? Pourquoi sa professeur de français Aude Clermont représente-t-elle aux yeux de Mathieu l'illumination balzacienne ?

Lors d'un dîner avec Audrey, il ignore que l'étudiante désire s'affranchir de son éducation parentale. Le soir où il fête son baccalauréat, pourquoi n'a-t-il pas séduit Cécile ? À vingt-six ans, il devient médecin généraliste...

Quand il ausculte et rédige les ordonnances, il découvre des vies. L'artiste peintre Bernard Morin va-t-il exposer dans des galeries ? Le fils d'une patiente va-t-il lire Alexandre Dumas ? Comment un communiste renie-t-il ses idéaux ?
90 pages - Contemporain/Philosophique - 2017





Mes impressions :

Que personne ne se réjouisse trop vite. Derrière un titre attirant, se cache un roman qui ne vous fera pas passer un bon moment.


Dans L'enfant des sortilèges, on suit la vie inintéressante d'un bourgeois imbue de lui-même. Chaque chapitre est l'occasion d'une critique négative d'une personne rencontrée plus ou moins furtivement, qu'il se permet de juger sur la base d'une conversation ou de son apparence.

Persuadé d'être supérieur parce qu'il adore Sénèque, Beethoven et Eugène Delacroix, des artistes "de bons goûts" ultra-connus (ce qui manifeste d'un esprit éclairé, qui réfléchit par lui-même et se fait son propre avis), le narrateur dénigre allègrement tout ceux qui n'ont pas la culture et les goûts de ceux que l'on nomme "l'élite", la bonne culture ("Les Rolling Stones ont tué Beethoven !"). Guerre futile entre ses goûts et ceux des autres, critiques et débats enflammés... entre lui et lui-même.
Je ne parle même pas des dichotomies grossières présente dans l'histoire, entre lui-même, grand lecteur, et son frère, très sportif qui trouve les livres ennuyeux, pour exemple.
J'ai voulu marquer les pages dans lesquelles les propos du narrateur m'ont parut très prétentieux ou déplacés, mais j'ai fini par marquer la moitié du livre...

Dans le même ton, le narrateur expose ses grandes idées contre l'Etat, la politique, la démocratie, tout en dénigrant ceux qui ne sont pas parfaitement intégré à la société, lisse et sans rien qui ne se démarque.

Toutes ses réflexions intérieures sont le prétexte à une exposition de pensées philosophiques. Elles sont très nombreuses, et aucune n'est approfondie. Une ou deux pages à peine pour reprendre vaguement une idée déjà vue et revue, et développées de manière plus intéressante ailleurs.

Pour finir, dans un chapitre, le narrateur assiste à une naissance, et à la vue du bébé, il déclare que c'est "l'enfant des sortilèges". Sans raison. De quoi faire un bon titre de roman aguicheur.


En bref, je n'ai pas compris la volonté de l'auteur avec ce roman qui se dit philosophique, mais qui est juste un ramassis de clichés usés, même plus d'actualité. Il a au moins le mérite d'être rapide à lire.


jeudi 20 juillet 2017

Leur séparation - Sophie Lemp

« Ce samedi matin de janvier, ma mère m’attend à la sortie de l’école. Comme les autres jours, nous remontons la rue des Boulangers mais, au lieu de nous arrêter au carrefour, nous prenons à gauche dans la rue Monge. Je me retourne et aperçois un camion de déménagement garé en bas de notre immeuble. Ma mère serre ma main dans la sienne. Je n’ai pas envie de parler, je pense au camion, aux cartons, au salon qui demain sera à moitié vide. Je pense à mon père. Désormais, j’irai chez lui tous les mercredis soir et un week-end sur deux. Ma mère s’est organisée pour que je passe l’après-midi et la nuit chez une amie. Avant de partir, elle me dit Profite bien de ta journée, amuse-toi, essaye de penser à autre chose. Je hoche la tête mais je sais que jamais plus je ne penserai à autre chose.»

Sophie Lemp fête ses dix ans quand ses parents divorcent. Trente ans plus tard, c’est avec le regard d’une petite fille devenue adulte qu’elle revit cette séparation. Pourquoi cette blessure, commune à tant d’enfants, est-elle si difficile à cicatriser ?
100 pages - Autobiographie - 2017

Sortie officielle le 7 septembre 2017


Mes impressions :

L'enfance, ce moment d'innocence délicat pendant lequel on s'émerveille du monde. Mère, père, grand-parents, les personnes qui nous protègent et nous chérissent lors de nos premiers pas sont nos premiers amours, nos premières idoles, à travers lesquelles nous vivons.  Alors, quand arrive la destruction d'un couffin idyllique et protecteur, c'est la joie de l'enfance qui éclate et qui vous marque à jamais.


Sophie a 10 ans quand ses parents divorcent. Le point final d'un amour qui s'est éteint, deux personnes qui souhaitent se séparer pour démarrer une nouvelle vie, se reconstruire. Les séparations sont toujours un peu difficile, un peu douloureuse, spectre d'une relation qui n'a pas réussi à s'épanouir ou à s'entretenir. Parfois plus pour l'un que pour l'autre, parfois dans la joie et parfois dans la douleur. La séparation est le début d'un changement, qui n'est pas toujours attendue. Mais surtout, la séparation touche souvent plus que seulement les personnes qui se séparent.


Sophie voulait elle aussi écrire son histoire de séparation, mais de son point de vue d'enfant qui la subit sans avoir ni pouvoir y jouer un rôle. Si le divorce de ses parents signifie pour eux la fin d'un amour, pour Sophie, c'est la fin de son nid d'amour enfantin composé d'elle entouré de son papa et de sa maman. C'est aussi la fin de l'illusion que ses parents sont unis, sont un. Peu à peu, elle apprend et se souvient de ses petits moments où tout ne s'est pas bien passé, les signes de la déchirure irrémédiable à venir.


Sophie doit maintenant commencer elle aussi une nouvelle vie, deux nouvelles vies, une avec son père et une avec sa mère, qui s'évite le plus possible. Elle compose avec deux parents qui se révèlent différents l'un de l'autre, mais aussi animé d'émotions parfois positives mais aussi négatives, et qui, chacun, commence leur nouvelle vie, qui lui échappe un peu.



Sophie Lemp nous raconte à travers une plume douce et pudique ses sentiments, ses doutes et sa culpabilité d'enfant, une enfant prise dans un tourbillon qui a laissé sa marque sur la femme qu'elle est devenue, toujours triste de ne pas avoir pu réunir ses parents. Elle écrit pour les réunir à nouveau, pour se souvenir du doux cocon familial qui a bercé son enfance et qui a tout à coup disparu, à jamais.







 Merci aux éditions Allary et à Netgalley pour m'avoir permis de découvrir Leur séparation !


mercredi 5 juillet 2017

Mon juin livresque

Déjà un nouveau bilan mensuel !
Ce mois de juin a été riche en lecture diverse tout comme le mois d'avant, peu de choses nouvelles à dire, à part que j'ai eu des lectures très disparates, allant du coup de cœur à l'abandon, et pour certains livres des découvertes étonnantes. Ma PAL n'a pas trop augmenté, j'ai pris le temps d'y piocher 3 romans qui ont été de très bonnes découvertes.
En bref, encore un bon mois de lecture ! :)

Mon juin livresque en chiffres :
☼ 19 livres lus
      dont 3 de la PAL
      dont 5 BDs/comics/mangas
2 abandons
☼ 6 romans ajoutés à la PAL
       dont 1 série terminé
☼ 8 BDs/mangas/comics acquis
PAL +3 = 448

Lectures :

dimanche 2 juillet 2017

La femme nue - Elena Stancanelli



 La vie d’Anna vole en éclats quand Davide la quitte.  Incapable d’accepter la séparation, elle pirate son compte  Facebook, suit ses moindres mouvements à l’aide de son  portable, et scrute de façon obsessionnelle ses échanges avec  sa nouvelle conquête. Très vite, Anna ne dort plus et maigrit  de façon alarmante. Prise au piège dans ce vertige virtuel  de suppositions et de fantasmes, elle décide d’élaborer un  scénario implacable pour humilier sa rivale…
216 pages - Contemporain - 2017



Mes impressions :

Sous la forme d'un récit court mais non dénué de force, Elena Stancanelli nous entraîne avec La femme nue dans la vie d'une femme détruite, prise dans un tourbillon de jalousie, de haine et de technologie.


Le jour où Anna, par hasard, surprend les infidélités de son mari Davide, son quotidien éclate. Cette femme ordinaire plonge alors dans un désespoir qui la mène à des actions insensées et la détruit peu à peu. On suit les états successifs à cette rupture, de la haine de l'autre à la libération, en passant par le refus ou la perte de confiance en soi, le tout accompagné d'une obsession et d'une violence qui ne quitte jamais le personnage. 
Anna pense, repense, ressasse son vécu et sa rupture, sans parvenir à se libérer de son histoire avec Davide. Elle tombe dans l'excès, tant émotionnel que physique, car le corps est fortement lié à l'état d'esprit d'Anna. Ses périodes de manies ou de dépressions sont accompagnées d'envie, d'excitation, et d'une anorexie qui dégrade son corps en même temps que son esprit.

J'ai trouvé le personnage d'Anna terriblement vraie. Elle s'apitoie, elle est agaçante, excessive à en faire peur et totalement à côté de la plaque, ce qui peut la rendre détestable. Son obsession est au centre de tout, et nous révèle les instincts et désirs les plus malsains de l'être humain.
Anna n'est pas un personnage parfait, ni même "bon", mais elle est prête à tout pour s'en sortir, même si elle ne sait pas comment s'y prendre et qu'elle s'enfonce inexorablement. 
Une histoire banale, mais qui détruit tout quand elle vous arrive, à vous.

Un autre grand thème de ce roman est la technologie qui nous entoure aujourd'hui, et qui nous permet des dérives encore plus folles. Scruter les moindres faits et gestes de l'autre, ses nouvelles habitudes ou relations, le voir se reconstruire sans nous. S'insulter anonymement ou narguer l'autre par écrans interposés. Avoir des relations rapides, du sexe à outrance sans sentiments, dans la solitude la plus totale. Toutes ces choses qui, dans le contexte d'une rupture, nous isole et nous fait sombrer d'avantage, en nous rappelant sans cesse l’existence de l'autre et notre solitude nouvelle.



La femme nue est un roman réussi qui évoque la rupture sans détour, sans poésie et autres fioritures, dans ce que le désespoir à de plus brut et laid.





Merci aux éditions Stock et à Netgalley pour m'avoir permis de découvrir La femme nue !

vendredi 16 juin 2017

Week-end à lire - 16 au 18 juin 2017

Bonjour bonjour ! Je vous reviens, même pas pour un avis livresque, mais pour un petit challenge personnel (bouh) : Le week-end à lire.

~ Le week end à lire est un challenge proposé par la blogeuse et booktubeuse Lili Bouquine, et vous pouvez retrouver son actualité sur le groupe facebook. Tout comme le week-end à 1000, il consiste à lire un nombre déterminé de page en un week-end, du vendredi 19h au dimanche 23h59. La nouveauté est que cette fois, chacun choisit son objectif. ~

J'ai eu envie de profiter de ce long week-end trop chaud pour toucher un peu à ma PAL. Dernièrement, je ne lis quasiment que des emprunts. Ce n'est pas une mauvaise chose en soit, je découvre beaucoup de choses que je n'aurais pas eu l'intention d'acheter. Mais voilà, les livres qui me faisaient envie prennent peu à peu la poussière, et l'engouement ressenti lors de leur acquisition s'essouffle peu à peu.



Ainsi donc, pour ce premier week-end à lire, je me lance le défi de lire 500 pages de ma PAL.


Voici une première sélection, mais je m'autorise des dérogations bien sûr ;)
131 pages                                       305 page                                         512 pages

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Bilan

Je suis très contente de mon week-end de lecture. Je n'ai absolument pas touché à ma sélection, que j'avais faite à peine 4h avant le début du challenge... mais j'ai suivi mon envie et j'ai découvert Brandon Sanderson, que j'ai beaucoup aimé, et du coup j'ai sorti un pavé de ma PAL. J'aurais quand même aimé sortir au moins 2 livres, mais tant pis, je continuerais sur ma lancée cette semaine !

547 pages

547/500 Challenge réussi

lundi 5 juin 2017

Un palais de papier - Françoise Hamel



  Lorsqu’Espérance de Kerzo quitte sa Bretagne natale pour la capitale, les caisses du Royaume de France sont désespérément vides et Louis XIV a accumulé une dette colossale. Déjà. Puis le Roi-Soleil s’éteint, mais l’ardoise reste.
Cependant tout Paris bruisse du nom d’un aventurier d’origine écossaise : John Law. Car cet homme a un plan, qui aura bientôt la faveur du Régent : remplacer la monnaie métallique par des billets de papier.
Fascinée, Espérance de Kerzo entre au service de celui dont on espère qu’il sauvera le pays de la faillite. Et c’est de l’intérieur, en observatrice privilégiée, qu’elle raconte les grandes innovations et les petites manigances de cette entreprise.
Pourtant, cette jeune fille fougueuse et libre, lectrice avide aussi bien de Montaigne que du Code paysan des premiers Bonnets rouges, a toujours rêvé de liberté – et jamais de finance. Les sentiments que lui inspire le troublant John Law seraient-ils à l’origine de cette contradiction ?
352 pages - Historique - 2017





Mes impressions :

Avec Un palais de papier, Françoise Hamel nous plonge dans la vie mondaine parisienne du Royaume de France du XVIIIème siècle, dans une période troublé et agité, qui sert de cadre à un événement historique : les débuts de la monnaie-papier en France.

On suit Espérance de Kerzo, issue d'une famille modeste de Bretagne, qui va peu à peu s'intégrer à la vie mondaine parisienne et devenir l'assistance de John Law, l'homme ambitieux qui réussira, pour un temps, à instaurer un nouveau système monétaire, celui du billet.
Espérance est une femme curieuse, cultivée, maligne et indépendante. C'est par ces qualités qu'elle va s'imposer petit à petit dans les classes les plus élevées socialement, et nous embarquer avec elle. Ses interrogations, ses pensées et ses remarques, qu'elle n'hésite parfois pas à formuler à haute voix, sont une manière très intéressante d’appréhender la société toute entière et de mettre en lumière des problématiques (lutte des classes, esclavage, féminisme) qui étrangement, sont toujours actuelle. L'héroïne est une vraie force dans ce roman, agréable à suivre et instructive.
Le sujet principal est, quant à lui, novateur. Françoise Hamel met la lumière sur un fait peu connu, ce qui est plaisant. De même, l'ambiance qui règne en arrière-plan (les nouvelles idéologies, les nouvelles découvertes...) nous plonge dans cette époque est nous en apprend un peu plus sur cette période de trouble, annonciatrice des événements importants  qui vont suivre.

Malgré tout, je n'ai pas réussi à entrer dans le récit totalement. Si l'héroïne est une force, son point de vue apporte une faiblesse au récit. Elle ne peut nous raconter que ce à quoi elle a directement assisté, et souvent en tant que spectatrice plutôt qu'actrice, ou ce qu'on lui a raconté. Il y a un effet de rumeurs rapportées, d'éloignement avec les faits, une impression de voir ce qui se passe "de loin". De même, beaucoup de choses évoquées restent des "choses évoquées", qui participent à l'ambiance générale mais sans être approfondi puisqu'elles ne sont pas le sujet de ce roman, ce qui pour ma part à renforcer l'effet de spectateur plutôt que d'acteur, et ainsi d'un éloignement.
Le système de Law est, quant à lui, complexe, et l'héroïne elle-même ne le comprend pas entièrement, ce qui nous éloigne encore d'une immersion totale.

Quelques soucis avec l'édition numérique que j'ai lue m'ont aussi un peu perdu dans ma lecture. Lors des dialogues, il y a parfois des tirets, pour annoncer qu'un personnage parle, et parfois non, et cela dans un même dialogue, à tel point que je ne savais plus si un personnage parlait ou l'héroïne se faisait une réflexion à elle-même.

Au final, Un palais de papier est un roman intéressant, qui met en avant un événement peu connu, mais qui malheureusement ne m'a pas passionné.





Merci aux éditions Fayard et à Netgalley pour m'avoir permis de découvrir Un palais de papier !

Mon mai livresque

Me voici de retour pour vous présenter mon bilan du (riche!) mois de mai.
Si le moi d'avril avait déjà été riche en lecture et en nouveaux horizons, le mois de mai le surpasse. 21 livres lus !! Des romans, des essais, des Bds, des comics et des mangas, du contemporain, du classique, du fantastique, de la fantasy, du policier... Bref, j'ai fait un sacré tour. Avec de bonnes découvertes et pleins de choses apprises. Le seul hic, c'est que je me suis laissée surpasser par mes lectures, et que le blog est en perte de vitesse encore une fois...
 J'ai été aussi un peu plus raisonnable au niveau des achats, sachant que sur 21 livres lus, 14 sont des emprunts...  Aussi, mon intérêt pour les comics et BDs s'élargit encore, puisque j'en ai acquis plus que des romans ce mois-ci. Je ne compte en revanche pas me lancer dans une PAL ou les intégrer dans celle déjà existante, qui est bien assez grosse comme ça. Quand on commence à compter, on finit par se restreindre, et j'ai envie de profiter de ma frénésie pour l'instant :)


Mon mai livresque en chiffres :
☼ 21 livres lus
      dont 1 de la PAL  (enfin!)
      dont 6 BDs/comics/mangas
6 romans ajoutés à la PAL
8 BDs/mangas/comics acquis
PAL +5  = 445

Lectures :

dimanche 28 mai 2017

Le bureau des Jardins et des Étangs - Didier Decoin



 Empire du Japon, époque Heian, XIIe siècle. Être le meilleur pêcheur de carpes, fournisseur des étangs sacrés de la cité impériale, n'empêche pas Katsuro de se noyer. C'est alors à sa jeune veuve, Miyuki, de le remplacer pour porter jusqu'à la capitale les carpes arrachées aux remous de la rivière Kusagawa. Chaussée de sandales de paille, courbée sous la palanche à laquelle sont suspendus ses viviers à poissons, riche seulement de quelques poignées de riz, Miyuki entreprend un périple de plusieurs centaines de kilomètres à travers forêts et montagnes, passant de temple en maison de rendez-vous, affrontant les orages et les séismes, les attaques de brigands et les trahisons de ses compagnons de route, la cruauté des maquerelles et la fureur des kappa, monstres aquatiques qui jaillissent de l'eau pour dévorer les entrailles des voyageurs. Mais la mémoire des heures éblouissantes vécues avec l'homme qu'elle a tant aimé, et dont elle est certaine qu'il chemine à ses côtés, donnera à Miyuki le pouvoir de surmonter les tribulations les plus insolites, et de rendre tout son prestige au vieux maître du Bureau des Jardins et des Étangs.
396 pages - Contemporain - 2017





Mes impressions :
Avec Le bureau des Jardins et des Étangs, Didier Decoin nous emmène dans un Japon ancien poétique et voluptueux. 

Nous voici dans le Japon du XIIème siècle, au côté Miyuki, veuve d'un excellent pécheur de carpes, dans un petit village sur les rives de la rivière Kusagawa. La mort de son époux l'oblige à entreprendre un long périple jusqu'à la capitale, afin de livrer les dernières carpes péché par ce dernier au bureau des jardins et des étangs de la cité impériale. Son voyage, sous un plume poétique, lui fait explorer de nouveaux paysages, puis la grande ville et enfin le monde de la noblesse, si loin de ses préoccupations. 
On sent que l'auteur s'est inspiré des célèbres estampes japonaises, à la fois poétiques, voluptueuses et railleuses. La société, le rythme de la vie, les paysages, l'aspect sale et précaire sont bien retranscrits et le lecteur se sent immergé dans les tableaux dépeints, qui prennent vie. Les pensées de Miyuki, ingénue, qui se retrouve dans les couches de plus en plus hautes de la société qu'elle ne connaît pas, apporte un effet comique, voir railleur, qui rappelle aussi des écrits comme le Dit du Genji de Murasaki Shikibu.

Malgré tout, j'ai trouvé que la narration est trop poétique, mais aussi trop érotique à mon goût. J'aurai aimé que l'humour prenne un peu plus de place, comme ce que m'évoquent les estampes, surtout érotiques, qui ont un côté burlesque beaucoup plus marqué.
Enfin, j'ai trouvé l'intrigue plutôt floue. Si au départ l'héroïne débute un voyage avec un objectif, peu à peu l'histoire devient une succession d’événements dans lesquels l’héroïne se laisse entraîner, contemplative elle aussi, jusqu'à une fin étrange, qui m'a laissé une impression d’inachevé, ou plutôt de brume qui se dissipe on ne sait où.

Le bureau des Jardins et des Étangs est un roman agréable, qui nous plonge dans un Japon du XIIème siècle poétique et voluptueux, artistique, proche d'une estampe. Malgré tout, il est plutôt à réservé aux amateurs d'ambiance et de contemplation.



Merci aux éditions Stock et à Netgalley pour m'avoir permis de découvrir Le bureau des jardins et des Étangs !

lundi 15 mai 2017

Mon avril livresque

Voici le bilan d'avril, avec (un peu) du retard.
Infinity 8
Ce mois d'avril a été riche, en lectures et en découvertes. J'ai pu rencontrer Dominique Bertail, dessinateur du premier tome d'Infinity 8 et Fiamma Luzzati auteur de La femme qui prenait son mari pour un chapeau. Deux auteurs talentueux et très sympathiques. J'ai aussi continué sur ma lancé à lire des essais, et j'aime beaucoup ce genre que je vais lire plus souvent.

En revanche, du côté de ma PAL, l'opération milady, la brocante et les emprunts bibliothèques plongent cette dernière toujours plus profond dans les abysses...  Mais j'ai arrêté de m’inquiéter et me suis résolue à vivre débordée de livres. haha.




Mon avril livresque en chiffres :
☼ 14 livres lus
      dont 0 de la PAL
       dont 2 BDs
☼ 1 livre en anglais lu
☼ 13 romans ajoutés à la PAL
☼ 1 BD acquise





Lectures :