dimanche 17 mars 2013

Vingt-quatre heures de la vie d'une femme - Stefan Zweig



128 pages

Résumé :
Scandale dans une pension de famille « comme il faut », sur la Côte d'Azur du début du siècle : Mme Henriette, la femme d'un des clients, s'est enfuie avec un jeune homme qui pourtant n'avait passé là qu'une journée... Seul le narrateur tente de comprendre cette « créature sans moralité », avec l'aide inattendue d'une vieille dame anglaise très distinguée, qui lui expliquera quels feux mal éteints cette aventure a ranimés chez la fugitive. Ce récit d'une passion foudroyante, bref et aigu comme les affectionnait l'auteur d'Amok et du Joueur d'échecs, est une de ses plus incontestables réussites.









Mon avis :
Vingt-quatre heure de la vie d'une femme est une nouvelle courte, dans laquelle il se passe pourtant beaucoup de choses. J'ai été ravie de le recevoir !

Ce roman commence par une discussion autour de la fuite d'une femme bien sous tout rapports, parti du jour au lendemain sans explications avec un jeune homme qui n'était resté à la pension qu'une journée. Après un court débat où presque tous s'accordent à dire que cette femme n'a pas de moral, une vieille dame va alors décider de dévoiler au narrateur une journée de sa vie, 24 heures qui l'ont changé et qu'elle n'a jamais osé avouer à quiconque.
Vingt-quatre heure de la vie d'une femme est une histoire dans laquelle on découvre la passion, celle qui nous pousse à tout laisser pour se consacrer à elle, celle qui ne nous permet plus de réfléchir, celle qui nous fait agir n'importe comment. A travers son histoire, cette vieille dame essaie de démontrer que face à la passion, quel quel soit, même les plus sages personnes flanchent.
La nouvelle est courte, pourtant, j'ai eu du mal à me dire que tous les évènements se passaient en seulement 24 heures ! Beaucoup de choses se passent et la vieille dame transmets beaucoup d'émotions à travers son récit. J'ai eu envie de suivre jusqu'au bout sa folle passion, et j'ai lu son histoire d'une traite. Je dois bien avouer que le début n'est pas très intéressant, et que j'aurais aimé en apprendre un peu plus sur la fuite de Mme Henriette, mais cela sert surtout de décors pour implanter le récit des souvenirs.

En ce qui concerne les personnages, et bien on ne peut vraiment que parler de la femme qui raconte son histoire et de l'homme qui en fait parti, les autres personnages étant plus là pour donner un relief au décors que pour faire avancer l'histoire. Cependant, le fait que ce récit soit focalisé sur le point de vue de cette femme apporte beaucoup plus de force à son récit et ses sentiments, et nous permets de bien comprendre et nous mettre à la place de la personne qui se perd dans sa passion. J'ai apprécié cette dame, elle m'a touché, et j'ai vraiment ressentie, comme elle, son glissement vers le bas qu'au début elle ne voit pas et finalement s'en rend compte trop tard, déjà envahit par sa passion.

Je me suis un peu intéressé à cet auteur vu que j'avais un de ses livres dans les mains, et je vois pleins d'avis positif sur ce dernier ainsi que ces nombreux ouvrages. Je pense que je me laisserais tenter par d'autres nouvelles, car, même si c'est une lecture dont je pense ne pas garder un très fort souvenir, c'est agréable, et on ressent vraiment les sentiments de la femme qui se livre dans cette chambre.


En bref :
+ Une nouvelle courte qui se lit d'une traite, on ressent la passion des personnages, une lecture agréable même si elle n'est pas non plus marquante.
- Une situation de fond qui n'est là que pour implanter le récit de la vieille femme, on aurait aimé en savoir un peu plus.



Citations :
"Pour ma part, je trouvais plus honnête qu'une femme suivît librement et passionnément son instinct, au lieu, comme c'est généralement le cas, de tromper son mari en fermant les yeux quand elle est dans ses bras." p.24

"Vieillir n'est, au fond, pas autre chose que n'avoir plus peur de son passé." p.123

7.5/10

Lecture commune du mois de mars du Cercle de Critiques Littéraires des Lecteurs Economes

vendredi 15 mars 2013

La mécanique du coeur - Mathias Malzieu



155 pages

Résumé :
Edimbourg, 1874 : le jour le plus froid du monde. Lorsque Jack naît, son cœur gelé se brise immédiatement. La sage-femme le remplace par une horloge et le sauve.
Depuis lors, il doit prendre soin d'en remonter chaque matin le mécanisme. Mais gare aux passions ! Le regard de braise d'une petite chanteuse andalouse va mettre le cœur de Jack à rude épreuve...











Mon avis :
Petite histoire dans laquelle je m'étais lancée pour digérer le premier tome du Seigneur des Anneaux à peine fini, j'ai lu d'une traite ce conte à la fois poétique, léger et plein d'émotions.

La mécanique du cœur est un livre à la fois léger à lire mais qui vous emporte, vous prend au cœur et ne vous marque. Et c'est autant dû à l'histoire entrainante qu'aux personnages attachants et à la plume de l'auteur légère et poétique.

L'histoire commence de manière originale. Je ne m'attendais pas du tout à suivre la naissance du héros de son propre point de vue, mais je dois dire que ça m'a beaucoup plu. On suit le périple de Jack, une simple histoire de coup de foudre amoureux pour lequel il va tout abandonner et risque sa vie, dans un univers particulier, à la fois steampunk et qui rappelle les films de Tim Burton. On y suit un enfant qui devient adulte en connaissant la joie, la difficulté et la déception amoureuse, la difficulté à se faire accepter et à accepter soi-même sa propre différence. On y suit également un homme qui, par sa passion, se détruit lui-même. La douceur du début laisse place au monde rude tel qu'il est, comme le passage de l'enfance dans un foyer chaleureux à la dure réalité de la vie.
Toute cette jolie histoire, cruelle, est vécue à travers les yeux de Jack. Et c'est un très bon point pour le récit. Jack est un enfant qui apprend à connaître le monde, c'est pourquoi la narration est innocente, enfantine, et sans mensonges. Jack parle avec son cœur d'enfant perdu, et c'est vraiment ce qui rend ce texte très touchant.

Mais l'histoire et l'écriture ne sont pas les seuls points forts de ce roman, les personnages sont important également.
Jack, le héros, bien entendu. C'est un enfant perdu, qui connait des malheurs et des déceptions, mais aussi des moments de bonheur, et c'est vraiment touchant de le voir grandir. On compatit, on a envie de l'aide, on est triste pour lui. C'est vraiment un personnage que j'ai trouvé adorable.
Les autres personnages ne sont pas en reste. Ils ont tous leurs histoires, leurs blessures, et ils m'ont intéressé. J'ai beaucoup aimé Madeleine et la place qu'elle occupe pour Jack à travers ses nombreuses apparitions dans son discours. J'ai cependant eu un peu de mal avec la "petite chanteuse", je la trouve un peu cruelle avec Jack...


En bref :
+ Un conte à la fois léger, poétique et touchant, des personnages intéressant et une plume très agréable à lire.
- ... on en veut plus ?

Citations :
"Allez, viens mon arbre à fleurs, ce soir on éteindra la lumière et je déposerai des lunettes sur tes bourgeons. Du bout des branches tu raieras la voûte céleste et secoueras le tronc invisible qui soutient la lune. De nouveaux rêves tomberont comme de la neige tiède à nos pieds. Tes racines en forme de talons aiguilles, tu les planteras en terre, solidement accrochées. Laisse-moi grimper sur ton coeur de bambou, je veux dormir à tes côtés." p.97

"Quelle connerie rose, l'amour ! Madeleine m'avait prévenu, mais j'ai voulu n'en faire qu'à mon cœur."p.130

"Mon vieux coeur, même cabossé et hors de mon corps, me fait définitivement plus rêver que le nouveau. C'est le "vrai", le mien. Et je l'ai cassé, comme un con." p.147

9/10

Le défi Steampunk 1/2

dimanche 10 mars 2013

Le Seigneur des Anneaux T.1 : La Communauté de l'Anneau - J.R.R. Tolkien



698 pages

Résumé :
Aux temps reculé qu'évoque le récit, la Terre est peuplée d'innombrables créatures étranges. Les Hobbits, apparentés aux Homme, mais proches également des Elfes et des Nains, vivent en paix au norst-ouest de l'Ancien Monde, dans la Comté. Paix précaire et menacée, cependant, depuis que Bilbon Sacquet a dérobé au monstre Gollum l'Anneau de Puissance jadis forgé par Sauron de Mordor. Car cet Anneau est doté d'un pouvoir immense maléfique. Il permet à son détenteur de se rendre invisible et lui confère une autorité sans imites sur les possesseurs des autres Anneaux. bref, il fait de lui le Maïtre du Monde. C'est pourquoi Sauron s'est juré de reconquérir l'Anneau par tous les moyens. Déjà ses Cavaliers Noirs rôdent aux frontières de la Comté.








Mon avis :
Je suis vraiment ravie ! ... d'avoir fini. Je suis restée presque un mois sur cette lecture. Et contre l'avis général, même si ça me tente tout de même, je ne suis pas prête à me plonger dans la suite pour l'instant.


J'ai eu un très grand mal à finir ma lecture. On m'avait prévenu, il y a beaucoup de descriptions, c'est lourd, donc difficile, ect.... C'est bien vrai. Mais s'il n'y avait que ça ! L'univers est riche, très riche, trop riche. Les descriptions sont effectivement longues, mais à la limite, on peut les lire en diagonale si l'on veut vraiment en finir. Malheureusement, dans cet univers pleins de créatures diverses et variés, dont on nous décrit précisément le physique, les coutumes, l'histoire, il ne se passe.... rien. C'est vraiment super d'avoir un univers bien développé, d'en savoir plus sur les personnages, la situation géo-politique du monde ect..., mais une fois qu'on a avancé un peu dans une quête, qu'on connait un peu le héros. Le héros ne part qu'au bout de 120 pages environ, 120 pages où l'on nous raconte ce que Bilbon a fait, qu'il est parti, que Frodon était triste de son départ, puis qu'il joue au tennis le dimanche, qu'il se brosse les dents à 23h42... Avant que Gandalf arrive et lui dise "Hé, tu as un anneau magique convoité par un méchant, il serait temps que tu partes à l'aventure, le lecteur s'ennuie là !". Merci Gandalf. Sauf que, est bien.... non, l'aventure de décolle pas. Le héros prépare ses bagages, puis il part avec ses amis, et ils se perdent dans une forêt pendant un nombre infinie de pages.... La beauté du paysage ou l'ambiance qu'il y a dans l'air, je m'en fiche ! Je lis une aventure, je ne fais pas de la randonnée !
Cependant au bout d'environ 300 pages, mon intérêt a été plus vif, et j'ai apprécié l'aventure, même si je ne l'ai pas trouvé très intéressante. L'idée me plaît, mais j'ai ressenti leur voyage de manière plate. Il se passe assez peu de choses. Ils marchent, ils sentent le danger, ils se perdent, ils sentent le danger, ils arrivent dans un village/ville, ils sentent le danger, ils ont un nouveau compagnon, ils discutent de "Mais qu'est-ce qu'on va faire ?", ils sentent le danger, puis ils repartent. Les personnages ressentent sans cesse une angoisse, que le danger plane, n'est pas loin, ect.... mais ils se font peu attaquer au final. Et à la fin du livre, on en est au même point qu'au début "Que doit-on faire ?".  J'ai donc eu clairement l'impression de ne pas avancer, alors que j'en avais envie !
Je lirai tout de même la suite, parce qu'elle est dans ma PAL, est parce que même si je me suis ennuyée, j'ai tout de même trouvé le tout sympathique, sans grand plus mais sympathique. En revanche, je vais attendre quand même un bon moment avant de me lancer dans la suite.

Pour ce qui est des personnages, j'ai peu de choses à dire. Aucun d'eux n'est vraiment ressorti. Je serais même incapable de vous dire le nom de chaque compagnon qui a accompagné Frodon. Certains sont reconnaissables, mais ils ne m'ont pas accrochés non plus, ne m'ont pas donné envie de les suivre ou de savoir ce qui va leur arriver. J'ai bien aimé Aragorn, mais si il disparaissait ça ne m'embêterait pas plus que ça.


En bref :
+ Malgré un lecture difficile, c'est assez intéressant pour donner envie de lire la suite. Un univers très riche et détaillé.
- Plus d'1/3 du livre pour réussir à entrer dans l'histoire. Peu d'action, c'est plat. Les personnages ne m'ont pas marqué du tout. A la fin, on ne sait toujours pas ce que l'on doit faire et où on doit aller. Impression de ne pas avancer. Pas assez d'entrain pour me donner envie de me plonger dans la suite de l'aventure tout de suite. Grosse déception.

5/10
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mardi 26 février 2013

Le mythe de Cthulhu - H.P. Lovecraft






190 pages

Résumé :
Partout dans le monde renaissent des rituels hideux, typiques d'un culte blasphématoire que l'on croyait disparu à jamais : le culte de Cthulhu. Les peuplades primitives se révoltent pour adorer d'odieuses idoles à l'effigie de la monstrueuse créature céphalopode, endormie depuis des millions d'années dans sa demeure sous-marine de R'lyeh. Les temps seraient-ils venus ? A travers les Etats-Unis, quelques hommes courageux, comme le professeur Angell, de Providence, l'inspecteur Legrasse et le premier lieutenant Johansen, vont tenter de s'opposer au réveil de Cthulhu. Mais que peut le courage contre une abomination venue d'outre-espace, dont la simple vue suffit à vous faire perdre la raison ?








Mon avis :
Le myhthe de Cthulhu est en fait un recueil de 6 nouvelles : L'appel de Cthulhu , Par-delà le mur du sommeil , La tourbière hantée , La peur qui rôde , La couleur tombée du ciel et Celui qui chuchotait dans les ténèbres.


Pour commencer, je peux dire que je n'ai aucun souvenir de  Par-delà le mur du sommeil et La tourbière hantée, et je me souviens moyennement de La peur qui rôde et L'appel de CthulhuLa couleur tombée du ciel et Celui qui chuchotait dans les ténèbres ont été lues récemment donc je m'en souviens encore bien, mais cela tient aussi de l'intérêt plus vif que j'ai eu pour elles.

J'ai lu ce livre petit à petit, c'était un peu mon livre à emmener avec moi pour lire quand j'avais peu de temps devant moi. Et comme je me suis difficilement émergées dans les premières nouvelles en plus de la lecture saccadée, je n'ai retenu que peu de chose. J'ai tenté quelques fois de continuer ma lecture quand j'avais du temps devant moi, mais j'ai difficilement lu plus de 20 pages à la suite, avec l'impression d'en avoir lu une cinquantaine. Je n'ai même pas compris au début que Par-delà le mur du sommeil était une autre nouvelle, et j'ai cru lire un second chapitre ! La première nouvelle sous forme de rapport ne m'a vraiment pas accroché. J'ai ressenti une lourdeur, dans le style ou l'avancement des choses peut-être. L'histoire n'était pas inintéressante, mais je n'arrivais pas à m'accrocher à la façon de raconter, et à ce qu'on apprend. Finalement, La peur qui rôde m'a un peu plus entrainée, et j'ai lu  La couleur tombée du ciel et Celui qui chuchotait dans les ténèbres quasiment d'une traite. Plus d'action, plus de frayeur.

Chaque nouvelle est indépendante, mais on se retrouve à chaque fois dans le même univers, autour des mystères cités dans le Necronomicon. Cependant, le titre Le mythe de Cthulhu est assez mal choisi, car si l'on parle certes de plusieurs créatures reliées à Cthulhu, il n'est vraiment question de ce dernier que dans L'appel de Cthulhu, et il est évoqué dans  Celui qui chuchotait dans les ténèbres.
Ce que l'on retrouve dans chaque nouvelle, c'est l'ambiance inquiétante et angoissante qui croisse au fur et à mesure jusqu'à nous faire frissonner. C'est plutôt bien réussi, on se sent à la place du savant à chaque fois qui découvre petit à petit des choses insensées, à le rendre fou. Et tout cela sans réelle description, juste une sensation et un sentiment d'horreur.
C'est malheureusement ce manque de description qui m'a manqué. Avec H.P. Lovecraft, tout est une "horreur indescriptible", "puanteur insensée", trop horrible pour être décrit... En bref, l'auteur de laisse le soin au lecteur d'imaginer l'horreur lui-même. Oui mais, j'ai beaucoup de mal à m'imaginer à quoi ressemblerait une géométrie qui n'est pas terrestre, des paroles trop horribles pour être racontée, une voix humaine bourdonnante faisant froid dans le dos... Quand des petites créatures roses repoussantes et abominables sont évoquées, et bien, j'ai bien du mal à imaginer quelques chose de  rose et d'effrayant à la fois. J'ai pensé à pleins de Kirby... autant vous dire que l'effet de frayeur a été un peu refroidi... Mais avec de l'imagination, on passe outre, et c'est avant tout l'atmosphère et la frayeur du personnage lui-même qui nous font frissonner nous aussi, et chaque fin, qui nous laisse sur un sentiment d'horreur encore plus grande à venir.

Malgré mon début difficile, j'ai tout de même grandement envie de continuer ma découverte de cet auteur, dont The Dunwich Horror est déjà dans ma PAL. :)


En bref :
+ L'ambiance inquiétante et effrayante, la peur sourde que l'on ressent sans objet précis.
- Un style que j'ai eu du mal à intégrer au début, beaucoup de choses "indescriptibles".

7/10

vendredi 15 février 2013

Fingersmith par Aisling Walsh



3h

Résumé :
Londres, 1862. À la veille de ses dix-huit ans, Susan Trinder, l'orpheline de Lant Street, le quartier des voleurs et des receleurs, se voit proposer par un élégant, surnommé Gentleman, d'escroquer une riche héritière. Sue devra alors rester auprès de Maud, orpheline elle aussi, élevée dans un lugubre manoir par son oncle, collectionneur de livres d'un genre tout particulier. Celle-ci entrera à son service afin de la convaincre d'épouser Gentleman, mais les deux jeunes filles finiront par s'attacher l'un à l'autre.

Mon avis sur le livre








Mon avis :
Je suis absolument incapable non seulement d'avoir un avis à peu près objectif, mais aussi totalement incapable de faire un avis sur le film en lui-même en imaginant ne pas avoir lu le livre avant. Je vais donc faire un avis sur cette mini-série (2 épisodes d'1h30) en tant qu'adaptation du livre de Sarah Waters.

L'adaptation du livre :
J'avais adoré le livre Du bout des doigts de Sarah Waters, alors j'espérais vraiment beaucoup de ce film. Mais celui-ci n'a pas satisfait mes attentes. Oh non, il a fait bien mieux que cela !

L'histoire du film respecte extrêmement bien celle du livre. Je me revoyais tourner les pages du livre à mesure que l'action se déroulait sous mes yeux, ravie. Forcément tout n'a pas pu être repris, le roman comptant 752 pages, mais on s'en aperçoit peu car l'essentiel est gardé. Seulement une ou deux petites choses sont légèrement détournées par rapport à l'histoire, mais sans grande importance, avec plaisir même. spoiler Maud à tendance à sauter un peu sur Susan après leur première fois, mais il fallait bien que les amoureuses se touchent un peu. Ce sera du genre "on fait l'amour" plutôt que "je te dis de me faire l'amour en mettant tes mains partout sur moi", pas très divergent par rapport aux conséquences. /// Pour comparer, ce film serait une version abrégée du roman, n'enlevant rien au charme de l'histoire. Le premier épisode se termine comme la première partie du roman, ce qui est très bien fait car c'est à ce moment que tout bascule et la coupure laisse le spectateur dans un état d'incompréhension comme le livre l'avait fait, le laissant ainsi un peu se poser des questions et de se remettre des révélations avant d’enchaîner sur la suite. J'ai eu peur sur le coup, car la première partie du livre ne représente qu'un tiers de celui-ci, il fallait donc faire les 2/3 du livre dans le même temps. Mais finalement, tout marche très bien, je me suis laissée emporter sans sensation d'accélération ou de fin bâclée. Le rythme est très bien soutenu et l'action s'entretient tout au long du film, ainsi je n'ai pas vu le temps passer.
Seul petit point négatif (mais je chipote), spoiler au tout début, Susan nous présente son enfance et Maud la sienne. Hors, faire parler Maud laisse fortement supposer qu'elle sera narrateur à un moment du film, ce que l'on n'est pas censé savoir avant la moitié de la série. ///

Les personnages m'ont absolument ravie. J'ai été surprise de voir à quel point les acteurs correspondaient si bien à leur personnage, physiquement. Ils sont encore mieux que dans mon imagination (par exemple Mme. Sucksby, je m'imaginais une dame à l'air un peu sévère, hors ici elle a un visage vraiment sympathique qui colle très bien à ce qu'elle est.). Et Maud. Je suis tombée amoureuse au premier regard. Elle est absolument magnifique ! J'ai cependant eu un peu de mal avec Sue, je m'imaginais beaucoup plus une jeune fille aux cheveux plus clairs et au visage enfantin, mais il est vrai qu'elle a tout de même 20 ans, donc malgré la différence d'interprétation entre moi et le réalisateur, je dois dire que l'actrice qui incarne Sue correspond très bien à son personnage.
Si physiquement les acteurs vont à ravir avec leur personnage, leur interprétation est toute aussi bonne. La joie, la tristesse, la douleur, la folie, le personnage un peu simplet, le personnage fourbe, tout est très bien joué. J'y ai vraiment vu les personnages du roman, comme si il prenait vie devant moi. Et j'ai beaucoup aimé retrouver les personnages si vivants et intéressants que j'avais adoré dans le roman.

Pour englober le tout, les décors, costumes ect... sont vraiment bien choisis. Le château où vivent Maud et son oncle a un aspect oppressant, Lant Street au milieu des pauvres nous fait ressentir le malheur et la pauvreté ambiante, spoiler l'ambiance au sein de l'asile ne m'a pas du tout donné envie de m'y retrouver ///, je me suis bien sentie dans les lieux du livre, dans l'ambiance qui s'en dégage. Les personnages et l'histoire en sont rendus très crédibles.

En bref :
+ L'histoire est très bien reprise comme un texte abrégé, la coupure est bien choisis, les personnages sont à la fois bien représentés et bien interpréter, les ambiances sont très bien rendues, on se laisse emporter sans sentir la longueur. Gros bonus qui a joué chez moi, Maud est MAGNIFIQUE !
 - De légères bifurcations par rapport à l'œuvre originale, mais rien de très important en fait car elles m'ont plus.
10/10
challenge regarde ce que tu lis 2/7