jeudi 7 juillet 2016

La foire des ténèbres - Ray Bradbury

  Quelques jours avant Halloween, la foire est arrivée à Green Town en pleine nuit, dans un train mystérieux. Jim et Will ont entendu le chant de l'orgue et le sifflet du train, ils ont vu la foire débarquer. Seuls témoins d'événements inquiétants, ils savent qu'elle a de noirs desseins. Un carrousel qui, en tournant à rebours, inverse le cours du temps, la plus belle femme du monde endormie dans un bloc de glace, un homme qui a le pouvoir d'exaucer les vœux les plus fous... telles sont les attractions de cette foire de cauchemar.
Jouant sur les peurs de l'adolescence, Bradbury mêle poésie et surnaturel pour nous entraîner dans une terrifiante aventure.

403 pages - Science-fiction (fantastique) - 1962

Ce que j'en ai pensé :
Entre un Chair de poule et un film de Tim Burton, La foire des ténèbres est un conte initiatique pour enfant, mais aussi pour adulte.
Effrayant, ce roman joue sur les peurs et les incertitudes des êtres humains, en particulier les questions du temps qui passe, des désirs et regrets, et de ses relations aux autres.  On suivra les questionnements du héros, enfant de 12ans, mais aussi de son père, âgé de 50ans, le tout sur fond de cirque fantastique et de course-poursuite effrayante. De fait, cette histoire s'adresse à un large public.
L'histoire est rythmée, le mystère tient le lecteur en haleine. Cependant que certains passages soient un peu ardus à suivre, surtout pour les plus jeunes, et nécessite du calme et de la concentration pour être compris.  Quelques réflexions, intéressantes pourtant, coupent un peu le
                                                                    rythme du récit.
                                                             //Envoûtant, La foire des ténèbres est un roman intéressant, qui mérite d'être lu par tous.//

dimanche 3 juillet 2016

Tu iras en enfer - Stephen Leather

  La vie de Nightingale, jeune négociateur pour la police, bascule le jour où, malgré ses efforts pour l'en dissuader, une fillette de neuf ans se jette dans le vide. Lorsque le père de celle-ci meurt accidentellement, Nightingale est prié d'aller voir ailleurs. Au même moment, il reçoit un étrange message de son père « biologique » lui annonçant que, suite à un accord passé jadis avec le Diable, Satan viendra chercher l'âme de son fils - Jack - lors de son prochain anniversaire... Délire d'un déséquilibré ou menace réelle ? Impossible de vérifier : l'homme s'est suicidé. Une seule certitude parmi les nombreuses ambiguïtés de cette histoire : Jack n'aura que deux semaines pour découvrir si, oui ou non, l'enfer existe.
416 pages - Thriller - 2010
Ce que j'en ai pensé :
Un thriller aux allures de roman policier, mais plein de surprises !
Le roman démarre comme un roman policier classique, avec son affaire qui tourne mal, le héros, policier tourmenté par la vie, un peu rebelle, qui se fait virer par ses supérieurs. Puis, ce dernier découvre que ses parents ne sont pas ses parents biologiques et tout bascule.
Ce que j'ai aimé dans ce roman, c'est que le côté policier laisse vraiment place à un thriller. La quête de compréhension des origines du héros est le point central du roman, sans enquête policière d'arrière-plan. On est happé par les événements qui s’enchaînent et les mystères qui s'accumulent, mais surtout par la tournure étonnante que prend le roman. Attention cependant âmes sensibles, les descriptions sont crues et certaines scènes m'ont soulevé un peu le cœur.
Malheureusement, bien que l'histoire soit entraînante et les personnages sympathiques, le tout m'a paru un peu plat. Il manque un petit quelque chose dans ce roman pour le pimenter.
                                                                        //Un thriller entraînant et étonnant, mais qui manque un peu de punch pour en faire un très bon 
                                                                     roman. On déplore cependant que la suite ne soit pas sortie chez nous.// 

mercredi 29 juin 2016

Le livre perdu des sortilèges, tome 1 - Deborah Harkness

  Diana Bishop est la dernière d'une longue lignée de sorcières, mais elle a renoncé depuis longtemps à son héritage familial pour privilégier ses recherches universitaires, une vie simple et ordinaire. Jusqu'au jour où elle emprunte un manuscrit alchimique : L'Ashmole 782. Elle ignore alors qu'elle vient de réveiller un ancien et terrible secret, et que tous - démons, sorcières et vampires - le convoitent ardemment. Parmi eux, Matthew Clairmont, un vampire aussi redoutable qu'énigmatique. Un tueur, lui a-t-on dit. Diana se retrouve très vite au coeur de la tourmente, entre un manuscrit maudit et un amour impossible.
833 pages - Fantastique (bit-lit) - 2011


Ce que j'en ai pensé :
Un Twilight en bien mieux pour certains, une bonne histoire fantastique gâchée pour d'autres.
Le roman commençait très bien. Un univers fantastique dans lequel les créatures magiques se mêlent discrètement aux humains. Une héroïne adulte, historienne des sciences à Oxford, indépendante et sorcière malgré elle. Un manuscrit alchimique perdu qui réapparaît entre ces mains et qui fait se réunir toute sorte de créature autour d'elle. L'histoire est intrigante, les personnages intéressants, et l'auteur nous montre l'étendue de son savoir par moult informations historiques intéressantes et bien insérées dans le récit.
Et va arriver un vampire, trop beau, trop dark, trop fort. Si au début la romance parait utile à l'histoire, très vite, l’héroïne devient niaise, incapable de rien faire toute seule, et les "mon cœur" noient le roman. On se rend alors compte que finalement, l'auteur ne fait que se mettre en scène dans sa vie rêvée où un beau vampire apparaît pour vivre une romance fabuleuse.
                                                                       Très grosse déception, d'autant que le début est plus qu'enthousiasmant. J'ai cependant encore
                                                                       l'espoir que le tome 2 se reprenne.
//Historiquement intéressant, intriguant, un roman riche qui est malheureusement noyé par une histoire d'amour niaise.//

samedi 25 juin 2016

Le désert des Tartares - Dino Buzzati

 Heureux d'échapper à la monotonie de son académie militaire, le lieutenant Drogo apprend avec joie son affectation au fort Bastiani, une citadelle sombre et silencieuse, gardienne inutile d'une frontière morte. Au-delà de ses murailles, s'étend un désert de pierres et de terres desséchées, le désert des Tartares. 
À quoi sert donc cette garnison immobile aux aguets d'un ennemi qui ne se montre jamais ? Les Tartares attaqueront-ils un jour ? Drogo s'installe alors dans une attente indéfinie, triste et oppressante. Mais rien ne se passe, l'espérance faiblit, l'horizon reste vide. Au fils des jours, qui tous se ressemblent, Drogo entrevoit peu à peu la terrible vérité de fort Bastiani.
253 pages - Contemporain - 1940
Ce que j'en ai pensé :
Un livre sur l'attente et le vide, qui tient pourtant le lecteur en haleine.
Le désert des Tartares, c'est le récit des sentiments d'un jeune soldat, Drogo, qui rêve d'une grande carrière. Mais muté au fort Bastiani, citadelle perdue dans le désert, il va se retrouver peu à peu englué dans la vie du fort et dans l'attente de "quelque chose de lieux", jusqu'au dénouement final. Ce roman est un superbe récit sur la vie humaine, nos attentes, nos espoirs et finalement le temps qui passe et laisse nos vie derrière nous.
Si le récit n'est qu'une illustration à la volonté de faire réfléchir le lecteur, on se laisse quand même emporter par l'histoire, sans difficulté de lecture ou de compréhension. Les métaphores sont à la fois habilement insérées dans le récit et claires à comprendre.
//Le désert des Tartares est un roman qui met le lecteur face à sa condition humaine, tout en restant entraînant jusqu'au dénouement final. Une lecture-réflexion abordable et agréable
    (quoiqu'un peu déprimante).//

lundi 20 juin 2016

La belgariade - David Eddings

  Et les Dieux créèrent l'homme, et chaque dieu choisit son peuple. Ah! Que le monde était jeune, que les mystères étaient limpides! Mais Torak, le dieu jaloux, vola l'Orbe d'Aldur, le joyau vivant façonné par l'aîné des dieux, et ce fut la guerre. Le félon fut châtié ; à Cthol Mishrak, la Cité de la Nuit, il dort toujours, d'un long sommeil hanté par la souffrance.
Le fleuve des siècles a passé sur les royaumes du Ponant. Les livres des présages ne parlent plus qu'aux initiés, mais ils sont formels : Torak va s'éveiller. Et justement l'Orbe disparaît pour la seconde fois. Que le maudit la trouve à son réveil et il établira son empire sur toutes choses. Belgarath le sorcier parviendra-t-il à conjurer le sort? Dans cette partie d'échecs cosmique, il a réussi à préserver une pièce maîtresse : le dernier descendant des Gardiens de l'Orbe, désigné par les présages, mais qui n'est encore qu'un petit garçon jeté sur les routes par une venteuse nuit d'automne. Un simple pion, et si vulnérable...
5 tomes, 350~450pages - Fantasy - 1982 à 1984

Ce que j'en ai pensé :
Saga de fantasy initiatique, La Belgariade est un classique du genre.
Le premier tome annonce une saga agréable, où l'on suit un jeune garçon qui découvre sa destinée et part dans une quête liée à une mystérieuse prophétie. L'histoire et son déroulement sont classiques et déjà vus en fantasy, mais le développement des personnages promis est intéressant. Malheureusement, les tomes suivants font retomber l'enthousiasme. On se perd en actions répétitives, on a la sensation que l'histoire n'avance plus et surtout, les personnages sont décevants. 
Il n'y a pas d'évolution chez les personnages, qui restent les mêmes du début à la fin, avec leurs réactions convenues à leur stéréotypes. On ne cesse de nous répéter que les personnages ont évolué, mais seul le héros semble avoir quelque peu grandi. Les personnages féminins sont, en particulier, les plus pénibles.
Si les deux derniers tomes redynamisent un peu le tout, les événements sans surprise (ce qui arrivent quant on met des prophéties limpides) apportent une fin convenue, qui concluent bien la saga mais sans coup d'éclat.
//La Belgariade est une histoire classique, sans grande surprise, mais qui reste sympathique. Facile à lire, cette série est cependant un bon moyen de se familiariser à la fantasy.//