lundi 25 juillet 2016

Faërie - Raymond E. Feist

  La vieille ferme isolée dans les bois les avait séduits. La maison était splendide et étrange. Phil et Gloria pensaient trouver le calme après la vie agitée d'Hollywood derrière les portes des maisons anciennes, sous les ponts perdus au fond des bois, se cachent souvent des êtres magiques, des forces obscures, et la maison du vieux Kessler ne fait pas exception. Les enfants du couple sont les premiers à y être sensibles. D'abord les jumeaux, qui y voient la présence des fées et du vieux peuple des légendes ; ensuite leur fille, dont la beauté attise le désir d'êtres plus inquiétants... Jusqu'à ce qu'ils deviennent tous les jouets de puissances inconnues, des pions dans une guerre éternelle et sanglante.
449 pages - Fantastique - 1988

Ce que j'en ai pensé :
Dans Faërie, nous avons deux histoires. Si tous les personnages évoluent dans un lieu commun, les événements et la façon de les vivre pour les parents et pour les enfants sont radicalement différents. D'un côté, une aventure magique et effrayante pour deux enfants, de l'autre une histoire de société secrète et de parchemins mystérieux pour les adultes. Ainsi, l'univers travaillé est à la fois magique, comme un conte, et rationnel comme un thriller ésotérique.
Je n'ai malheureusement pas trop aimé cette diversité. J'aurai préféré que l'histoire se contente d'un point de vue unique, celui des enfants ou celui des adultes. J'ai trouvé que l'investigation et les explications apportées brisent un peu la magie. L'histoire ressemble à un thriller ésotérique avec des lutins, ce qui est quelque peu... perturbant. J'ai aussi eux un peu de mal avec le rythme de l'histoire et les ambiances trop différentes suivant le personnage que l'on suit.
//Faërie est une histoire originale et sombre dans laquelle la magie des folklores européens et la logique tentent de coexister. Malheureusement, ce mélange ne m'a pas convaincu.//

Merci quand même à Ellya's book de m'avoir fait sortir ce roman de ma PAL ^^

jeudi 21 juillet 2016

♡ Les chants de la Terre lointaine - Arthur C. Clarke


  La Terre se meurt et les derniers représentants de l'espèce humaine prennent place à bord du Magellan pour un voyage de plusieurs centaines d'années. Au cours d'une escale sur une planète-océan colonisée longtemps auparavant par des vaisseaux-semeurs, l'équipage du Magellan rencontre des humains pour qui la Terre n'est déjà plus qu'un lointain souvenir, une légende.
352 pages - Science-fiction - 1986

Ce que j'en ai pensé :
Les chants de la Terre lointaine est une lecture relaxante, à la fois courte et poétique, une balade dans un univers de science-fiction.
La Terre vient de s'éteindre et l'humanité a envoyé un groupe des derniers survivants dans l'espoir de repeupler une nouvelle planète. Loin de ces préoccupations, nous allons suivre plusieurs personnages parmi la population d'une planète avec qui le contact a depuis longtemps été interrompu, qui vont accueillir ces Terriens de passage.
Ici, point de grande épopée, point de guerre. L'histoire est un interlude, une escale entre deux grands moments. En lisant ce roman, on s'évade, on découvre de nouveaux territoires et une nouvelle civilisation, et aussi un peu plus que cela. Je me suis laissée emporter, et ma lecture m'a laissé une sensation à la fois de dépaysement et de sérénité.
//Agréable, comme une balade, Les chants de la Terre lointaine est un voyage dans l'inconnu, qui ne manque toutefois pas de soulever au passage quelques questions sur l'humanité.//

dimanche 17 juillet 2016

Métaphysique des tubes - Amélie Nothomb

Parce qu'elle ne bouge pas et ne pleure pas, se bornant à quelques fonctions essentielles - déglutition, digestion, excrétion -, ses parents l'ont surnommée la Plante. L'intéressée se considère plutôt, à ce stade, comme un tube. Mais ce tube, c'est Dieu. Le lecteur comprendra vite pourquoi, et apprendra aussi que la vie de Dieu n'est pas éternelle, même au pays du Soleil levant... Avec cette " autobiographie de zéro à trois ans ", la romancière de Stupeur et tremblements, Grand Prix du roman de l'Académie française en 1999, nous révèle des aspects ignorés de sa personnalité et de la vie en général, tout en se montrant plus incisive, plus lucide et plus drôle que jamais.
156 pages - Contemporain/Autobiographie - 2000

Ce que j'en ai pensé :
 Les malheurs de Sophie à qui ont aurait donné la voix d'une adulte, c'est bien ce qui décrit Métaphysique des tubes.
J'ai pu entendre et lire que beaucoup de personnes n'avaient pas aimé ce court roman, trouvant le ton de l'auteur trop présomptueux. Pour moi, c'est la toute la force du roman. En effet, madame Nothomb ne fait que donner ses mots, ceux d'une adulte, à la petite fille de 0 à 3 ans qu'elle était. Et forcément, à cet âge où l'enfant découvre peu à peu que le monde est indépendant de lui-même, des mots d'adultes rendent le tout explosif à lire.
J'ai trouvé les anecdotes et les tourments de la petite Amélie drôles et touchants. De plus, j'ai beaucoup aimé être au Japon.
//Métaphysique des tubes oscille entre l'amère découverte du monde et l'innocence de l'enfance, un roman court et frais à lire, pour sourire et s'attendrir.//

Quand les atomes racontent l'histoire du monde - Sam Kean


.Aussi parut sous le titre Guerres et paix chez les atomes.
  L'histoire du monde et de ses passions à travers la table périodique des éléments. Pourquoi Gandhi détestait-il l'iode ? Comment le radium a-t-il failli ruiner la réputation de Marie Curie ? Pourquoi le tellure a-t-il provoqué la ruée vers l'or la plus bizarre de toute l'histoire ? Comment l'antimoine a-t-il rendu fou le roi Nabuchodonosor ? Véritable prouesse scientifique, la table périodique a déchaîné bien des passions. 
D'étonnantes fables accompagnent les éléments qui ont marqué l'histoire mondiale et la vie des scientifiques - souvent fous - qui les ont découverts. Du Big Bang à aujourd'hui, La Cuillère soluble nous dévoile tous les secrets du carbone, du néon, du zinc, de l'or, etc, et l'impact qu'ils ont eu non seulement dans le milieu scientifique mais dans des domaines aussi variés que la politique, les guerres, la mythologie et les arts.
442 pages - Sciences/vulgarisation - 2010

Ce que j'en ai pensé :
Quand les atomes racontent l'histoire du monde est un livre de vulgarisation scientifique agréable, accessible et instructif.
L'auteur s'appuie sur la table périodique des éléments pour nous parler à la fois des propriétés des éléments, mais aussi pour nous raconter des faits ou des personnages historiques qui ont marqué le domaine. Le début du livre nous explique le fonctionnement de la table périodique ainsi que sa création. On aura ensuite des chapitres sur des thématiques, comme par exemple les poisons, le nucléaire ou la politique, avec des explications sur des phénomènes chimiques, comment ils ont été découverts et des anecdotes sur leur utilisation au cours de l’histoire. Tout cela avec une pointe d'humour ou de réflexion, qui apporte de la légèreté à l'ouvrage.
Le roman est accessible à tous. La difficulté de lecture est croissante et, s'il y a certains passages un peu complexes, il n'est pas nécessaire de s'y connaître pour comprendre ce que l'auteur partage avec nous. Je pense que son intention est de s'adresser justement à ceux qui n'y connaissent pas grand chose dans le domaine. Je le conseille donc à tous curieux des sciences ou de l'histoire.
//Instructif, parfois drôle et parfois amer, Quand les atomes racontent l'histoire du monde est un livre qui accompagne les lecteurs à la découverte des éléments qui composent le monde, mais aussi de notre rapport aux sciences et de l'utilisation que nous en faisons.//

mercredi 13 juillet 2016

♡ La maîtresse de Rome - Kate Quinn


  Thea, jeune esclave juive de 15 ans, vie sous les ordres de sa maîtresse la terrible Lepida Pollia et de son père, un des organisateur des jeux impériaux.
Jeux du cirque, complots, banquets, orgies... Dans cette formidable saga antique, Kate Quinn fait revivre avec panache l'univers dépravé et sanglant de la Rome du Ier siècle.
Résumé succin, le résumé officiel en révèle bien trop à mon goût. 
724 pages (édition France Loisirs) - Historique, romance - 2010

Ce que j'en ai pensé :
Fresque historique s'étalant sur 14 ans, La maîtresse de Rome est un roman à plusieurs voix dans lequel on suit l'évolution des personnages dans la Rome antique.
J'ai été happé par l'histoire, qui est riche. Il se passe beaucoup de choses en 14 ans, et la diversité des voix du roman apporte une profondeur à l'histoire.
Je ne me suis pas lassée, l'auteur sait en dire assez sans trop s'étaler, et bien que l'histoire reste plutôt prévisible sur certains points, l'envie de tourner les pages est forte. L'immersion dans la Rome antique est réussie.
Les personnages sont intéressants, on ressent quelque chose pour chacun que ce soit de la sympathie ou de l'antipathie. Si Thea peut sembler être l'héroïne, on suit l'histoire de Lepida Pollia en miroir, et la rivalité entre les deux femmes n'en est que plus exacerbée.
//La maîtresse de Rome est un roman prenant, un vrai page-turner dans la Rome antique.//