mardi 19 septembre 2017

Les Tempêtes - Meg Little Reilly



Fuir ou ne pas fuir ? Radioscopie d’un couple en veille de tempête.

Ash et Pia ont choisi de mener une vie différente. Quitter leur petit confort de Brooklyn, ce quotidien de trentenaires arty. Acheter une jolie maison dans le Vermont. Rêver ensemble à de nouveaux projets devant des paysages à couper le souffle.
Mais leur greendream s’annonce de courte durée, menacé par l’annonce « des Tempêtes », un événement climatique sans précédent. Face à ce réveil de la nature, plus indomptable et imprévisible que jamais, les réactions humaines sont aussi variées que les caractères. Et devant l’inéluctabilité d’une catastrophe écologique, dans l’attente d’une possible fin du monde, l’union de Ash et Pia, peu à peu, se désagrège.

435 pages - Science-fiction - 2016


Titre original : We are unprepared



Mes impressions :

Ancienne membre de l'Environemental Defense Fund, une organisation de protection environnementale accrédité par l'ONU, notamment, Meg Little Reilly est une femme engagée. Avec Les Tempêtes, elle devient une autrice engagée soucieuse de nous présenter un avenir probable, sur le plan environnemental mais aussi sur le plan humain.

mardi 29 août 2017

Le jeu du chat et de la souris - A Yi



« J’étais l’ange de la mort, j’avais un pouvoir illimité, je pouvais décider de la vie et de la mort de ces passants, et eux, eux qui pensaient que le monde suivait son cours, ne comprendraient pas cette chose absurde et désespérante qui leur arriverait. »


Par une journée ordinaire, dans une petite ville de la Chine provinciale, un adolescent tue de trente-sept coups de couteau sa camarade de classe. Il a méticuleusement préparé son geste, planifié sa fuite, organisé sa défense. Mais pour quelle raison ? Dans ce premier roman magistral, A Yi s’empare d’un fait divers glaçant pour révéler les fêlures d’une société chinoise en pleine mutation.


240 pages - Contemporain/Thriller - 2017





Mes impressions :

L'humain, broyé par la pression sociale. L’exigence d'une vie, de désirs normalisés. La solitude. L'ennui. Et la violence.

samedi 5 août 2017

La tresse - Laetitia Colombani


Trois femmes, trois vies, trois continents. Une même soif de liberté.

Inde. Smita est une Intouchable. Elle rêve de voir sa fille échapper à sa condition misérable et entrer à l’école.

Sicile. Giulia travaille dans l’atelier de son père. Lorsqu’il est victime d’un accident, sa vie bascule.

Canada. Sarah, avocate réputée, va être promue à la tête de son cabinet quand elle apprend une terrible nouvelle.

Liées sans le savoir par ce qu’elles ont de plus intime et de plus singulier, Smita, Giulia et Sarah refusent le sort qui leur est destiné et décident de se battre. Vibrantes d’humanité, leurs histoires tissent une tresse d’espoir et de solidarité.


224 pages - Contemporain - 2017




Mes impressions :

Premier roman de l'auteur, La tresse est un roman vibrant sur le destin de femmes, malgré ses défauts.

mardi 1 août 2017

L'Ascension du Mont Blanc - Ludovic Escande



 Quand Jean-Christophe Rufin et Sylvain Tesson emmènent un éditeur sujet au vertige à 4800 mètres d’altitude…
Éditeur parisien, Ludovic Escande est plus habitué aux salons littéraires qu’aux bivouacs en haute montagne. Un soir, il confie à son ami Sylvain Tesson qu’il traverse une période difficile, l’écrivain lui lance : « Mon cher Ludovic, on va t’emmener au sommet du mont Blanc ! ».
Il n’a jamais pratiqué l’alpinisme et souffre du vertige. Pourtant il accepte, sans réfléchir. S’il veut atteindre le toit de l’Europe, il devra affronter les glaciers à pic, les parois vertigineuses, la haute altitude et le manque d’oxygène. La voie que lui font emprunter Sylvain Tesson et Jean-Christophe Rufin est périlleuse pour un débutant. Mais c’est le plus court chemin pour retrouver goût au bonheur.
Avec sincérité et humour, Ludovic Escande raconte cette folle ascension qui est aussi et surtout une formidable aventure amicale, littéraire et spirituelle.
160 pages - Aventure/Autobiographie - 2017

Sortie officielle le 31 août 2017



Mes impressions :

Quand une personne qui va mal est entouré d'amis un peu fous, c'est une aventure tout aussi folle que l'on s'apprête à vivre.

Ludovic Escande est éditeur, il dirige la collection "L'Arpenteur" des éditions Gallimard. Alors que les problèmes s'accumulent dans sa vie, son ami Sylvain Tesson lui propose de se changer les idées. Et quand on a un ami écrivain voyageur qui n'a pas peur d'oser, on se retrouve avec un défi fou : gravir le Mont Blanc jusqu'à son sommet. C'est ainsi que débute l'aventure pour Ludovic Escande, accompagné de Sylvain Tesson et du polyvalent Jean-Christophe Ruffin.

Ludovic Escande se livre ici aux lecteurs : Va-t-il vraiment pouvoir gravir le Mont-Blanc ? Après tout, il fume beaucoup et n'est pas vraiment sportif. Et puis surtout, il souffre du vertige. Une ascension qui promet d'être difficile donc. De sa préparation à l'ascension, il nous livre d'abord ses questionnements, puis ses sensations et ses émotions. Le doute, la peur, l'exaltation, la beauté du lieu, le lecteur est emporté dans le tourbillon d'émotions que ressent le narrateur et l'on vit avec lui cette ascension, qui est une véritable aventure de sensations.

En plus d'une aventure physique, ce récit est aussi une aventure d'amitié. On découvre Sylvain Tesson et Jean-Christophe Ruffin, deux personnes aux caractères très différents, l'un fêtard et l'autre plus posé, qui apporte de la bonne humeur et de la chaleur au récit. Toujours avenant, alpinistes confirmés, ils sont un véritable soutient pour le narrateur.

Ludovic Escande nous fait vivre avec L'Ascension du Mont Blanc une aventure chaleureuse et pleine d'émotions, qui donne envie d'aller à son tour tenter cette montée vers les sommets.



Merci aux éditions Allary et à Netgalley pour m'avoir permis de découvrir L'ascension du Mont Blanc !

lundi 24 juillet 2017

L'enfant des sortilèges - Ulrich Stalker


  L'éducation n'épargne pas les hommes de changer de trajectoire ! Quand Mathieu délaisse les livres et la musique pour se consacrer à la médecine, ne renonce-t-il pas à ses rêves ? C'est d'un sacrifice que l'homme devient homme.

Que va devenir son ami Marc-Antoine qui n'excelle pas dans la musique ? Ne risque-t-il pas de se brûler les ailes ? Pourquoi sa professeur de français Aude Clermont représente-t-elle aux yeux de Mathieu l'illumination balzacienne ?

Lors d'un dîner avec Audrey, il ignore que l'étudiante désire s'affranchir de son éducation parentale. Le soir où il fête son baccalauréat, pourquoi n'a-t-il pas séduit Cécile ? À vingt-six ans, il devient médecin généraliste...

Quand il ausculte et rédige les ordonnances, il découvre des vies. L'artiste peintre Bernard Morin va-t-il exposer dans des galeries ? Le fils d'une patiente va-t-il lire Alexandre Dumas ? Comment un communiste renie-t-il ses idéaux ?
90 pages - Contemporain/Philosophique - 2017



Mes impressions :

Que personne ne se réjouisse trop vite. Derrière un titre attirant, se cache un roman qui ne vous fera pas passer un bon moment.


Dans L'enfant des sortilèges, on suit la vie inintéressante d'un bourgeois imbue de lui-même. Chaque chapitre est l'occasion d'une critique négative d'une personne rencontrée plus ou moins furtivement, qu'il se permet de juger sur la base d'une conversation ou de son apparence.

Persuadé d'être supérieur parce qu'il adore Sénèque, Beethoven et Eugène Delacroix, des artistes "de bons goûts" ultra-connus (ce qui manifeste d'un esprit éclairé, qui réfléchit par lui-même et se fait son propre avis), le narrateur dénigre allègrement tout ceux qui n'ont pas la culture et les goûts de ceux que l'on nomme "l'élite", la bonne culture ("Les Rolling Stones ont tué Beethoven !"). Guerre futile entre ses goûts et ceux des autres, critiques et débats enflammés... entre lui et lui-même.
Je ne parle même pas des dichotomies grossières présente dans l'histoire, entre lui-même, grand lecteur, et son frère, très sportif qui trouve les livres ennuyeux, pour exemple.
J'ai voulu marquer les pages dans lesquelles les propos du narrateur m'ont parut très prétentieux ou déplacés, mais j'ai fini par marquer la moitié du livre...

Dans le même ton, le narrateur expose ses grandes idées contre l'Etat, la politique, la démocratie, tout en dénigrant ceux qui ne sont pas parfaitement intégré à la société, lisse et sans rien qui ne se démarque.

Toutes ses réflexions intérieures sont le prétexte à une exposition de pensées philosophiques. Elles sont très nombreuses, et aucune n'est approfondie. Une ou deux pages à peine pour reprendre vaguement une idée déjà vue et revue, et développées de manière plus intéressante ailleurs.

Pour finir, dans un chapitre, le narrateur assiste à une naissance, et à la vue du bébé, il déclare que c'est "l'enfant des sortilèges". Sans raison. De quoi faire un bon titre de roman aguicheur.


En bref, je n'ai pas compris la volonté de l'auteur avec ce roman qui se dit philosophique, mais qui est juste un ramassis de clichés usés, même plus d'actualité. Il a au moins le mérite d'être rapide à lire.