mercredi 26 octobre 2016

Je m'appelle Leon - Kit de Waal (#MRL16)



  Leon, 9ans, est un garçon courageux. Quand un jour sa mère n'arrive plus à se lever le matin, il s'occupe de son demi-frère Jake. Quand l'assistante sociale ammène les deux garçons chez Maureen au gros ventre et aux bras de boxeur, c'est lui qui sait de quoi bébé a besoin. Mais quand on lui enlève son frère et qu'on lui dit que chez ses nouveaux parents il n'y a pas de place pour un grand garçon à la peau sombre, c'en est trop. Leon se fait la promesse de retrouver Jake et de réunir les siens comme avant... 
352 pages - Contemporain - 2016

Les + :
-le point de vue d'un enfant.
-un regard nouveau sur des thématiques difficiles.
-Léon, intéressant et attachant.


Ce que j'en ai pensé :
Touchant, intrépide, déroutant, le petit Léon est un concentré de questions et d'émotions.


Je m'appelle Leon est un roman sur une enfance difficile, que le lecteur va vire à travers les yeux de l'enfant. Ici, c'est Leon, 9 ans, qui subit la dépression de sa mère, puis les décisions et réflexions des adultes, à son propos ou non. Sans qu'on ne le consulte, sans même lui parler, les adultes vont et virent autour du petit garçon. Alors Leon s'interroge sur ce qu'on ne lui dit pas, sur ce que les adultes gardent pour eux, et sur sa place, qu'il cherche tant à trouver.

Le style du récit est très efficace. Nous avons bien le point de vue d'un enfant, tant par la façon de parler que par ses réflexions, ce qu'il comprend de ce qu'il se passe et comment il perçoit les choses. J'ai eu l'impression d'être, comme lui, dans un flou, face à des adultes qui paraissent lointains, avec leurs problèmes qu'ils ne peuvent ou ne veulent pas partager, trop complexe pour un enfant. Les sentiments de Leon sont puissants, vifs, mêlé les uns aux autres. On comprend pourtant très bien tout ce qu'il se passe, les réactions de Léon et son mal-être.

Dans ce roman, l'auteur aborde les thématiques du mal-être, de l'abandon, de l'adoption, des liens, du racisme. Le point de vue d'un enfant, étonnant, apporte un nouvel angle de réflexion et un intérêt nouveau sur ces problématiques. Je déplore tout de même un manque d'approfondissement sur certains points, et un fin un peu trop ouverte à mon goût.

//Je m'appelle Leon est un roman très intéressant, par son point de vue nouveau sur certains thèmes, mais surtout par son narrateur, un enfant touchant et intrépide, qui fait de son mieux pour que tout le monde soit heureux.//



#MRL16
Merci à Priceminister et à la librairie Chapitre qui m'ont envoyé ce roman en partenariat dans le cadre des Matchs de la Rentrée Littéraire 2016 ! 

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