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mardi 19 septembre 2017

Les Tempêtes - Meg Little Reilly



Fuir ou ne pas fuir ? Radioscopie d’un couple en veille de tempête.

Ash et Pia ont choisi de mener une vie différente. Quitter leur petit confort de Brooklyn, ce quotidien de trentenaires arty. Acheter une jolie maison dans le Vermont. Rêver ensemble à de nouveaux projets devant des paysages à couper le souffle.
Mais leur greendream s’annonce de courte durée, menacé par l’annonce « des Tempêtes », un événement climatique sans précédent. Face à ce réveil de la nature, plus indomptable et imprévisible que jamais, les réactions humaines sont aussi variées que les caractères. Et devant l’inéluctabilité d’une catastrophe écologique, dans l’attente d’une possible fin du monde, l’union de Ash et Pia, peu à peu, se désagrège.

435 pages - Science-fiction - 2016


Titre original : We are unprepared



Mes impressions :

Ancienne membre de l'Environemental Defense Fund, une organisation de protection environnementale accrédité par l'ONU, notamment, Meg Little Reilly est une femme engagée. Avec Les Tempêtes, elle devient une autrice engagée soucieuse de nous présenter un avenir probable, sur le plan environnemental mais aussi sur le plan humain.

samedi 18 février 2017

L'archipel du rêve - Christopher Priest

  Par-delà le Vortex s'étend l'Archipel du Rêve, une zone de neutralité épargnée par la guerre qui ravage les continents austral et septentrional. On rêve d'y séjourner et, une fois prisonnier de ses langueurs tropicales, on ne peut que succomber à une autre forme de guerre, celle que se livrent les êtres de désir et de pouvoir qui peuplent les différentes îles de cette géographie hors du temps, singulière en diable.
414 pages - Science-fiction / érotisme - 1999

Ce que j'en ai pensé :
En fait, L'archipel du rêve est un recueil de nouvelles qui se situent toutes dans le même monde. Et, bon, je ne suis pas friande des recueils de nouvelles à la base... 

Plusieurs nouvelles, qui ont pour thème cet archipel du rêve en marge de la guerre dans le reste du monde, qui oscille entre idéal exotique et terre inhospitalière de rêve et d'angoisse pour chacun de nos protagonistes. Un monde et un archipel intéressant, on s'y plonge avec plaisir, et j'ai bien aimé qu'on nous raconte le ressentie de chaque personnage, différent, face à l'état de ce monde que l'on découvre à travers leurs yeux et émotions. 

Malheureusement, 2 nouvelles seulement se sont distingué du lot, les autres se ressemblent beaucoup, et leur intérêt était plutôt nuancé : un personnage qui rêve de partir et qui part, des femmes aguicheuses, du sexe, et quelques brins de réflexion. J'ai été quelque peu agacée d'ailleurs de ne voir que des femmes qui ne demandent que ça, à servir d'exutoire aux tracas des protagonistes, qui peuvent enfin repartir libérés en les laissant derrière eux après une bonne nuit de sexe.

// Lecture mitigée donc, intriguée par l'univers mais déçue d'en découvrir si peu. //

dimanche 13 novembre 2016

Bird Box - Josh Malerman


   Malorie élève ses enfants de la seule façon possible : barricadés chez eux. Dehors, il y a un danger terrible, sans nom. S'ils s'aventurent à l'extérieur, ce sera les yeux bandés pour rester en vie. Malorie a deux solutions : rester cachée avec ses enfants, isolée, ou entamer un terrifiant périple jusqu'au fleuve dans une tentative désespérée pour rejoindre une hypothétique colonie de survivants. La maison est calme. Les portes sont verrouillées, les rideaux sont tirés, les matelas cloués aux fenêtres. Les enfants dorment dans la chambre de l'autre côté du couloir. Mais bientôt, elle devra les réveiller et leur bander les yeux. Aujourd'hui, ils doivent quitter la maison et jouer le tout pour le tout.
372 pages - Horreur/Science-fiction - 2014


Les + :
-une ambiance prenante et effrayante
-une immersion très réussie


Ce que j'en ai pensé :
Une ambiance pesante, un monde devenu inquiétant et dangereux. Préparez-vous bien avant de rejoindre Malorie et ses enfants dans leur terrible quotidien...

Bird Box est un livre fort, angoissant, dans lequel l'auteur a su imprégner une ambiance, un sentiment immersif pour le lecteur.  On suit en effet l'héroïne, Malorie, de son point de vue. On est alors comme elle, plongé dans l'angoisse, dans l'ignorance de ce nouveau monde. Ses sentiments nous guident, nous font pénétrer dans son univers, nous font ressentir les frissons qui lui glacent le sang.

Bird Box est un roman d'horreur qui s'appuie beaucoup plus sur le ressentie que sur les actions ou les réponses. On est dans un huis clos oppressant, huis clos qui s'étend de l'intérieur de la maison au monde entier, car il ne semble y avoir nulle part un endroit serein, où l'on pourrait se sentir en sécurité de la folie ambiante. J'ai pensé aux œuvres de Lovecraft, où l'on ressent l'horreur et la folie, sans jamais pouvoir l'appréhender ou la comprendre.

Je m'attendais tout de même à quelque chose d'un peu différent au vu du résumé, qui nous fait miroiter une aventure. Certes, elle est présente, mais c'est surtout le passé que Malorie nous raconte, comment elle en est arrivé là où elle est aujourd'hui. Mais j'ai quand même été séduite par l'atmosphère qui se dégage de ce roman au final, et j'ai adoré ma lecture.

//Bird Box est un roman d'horreur dans lequel l'auteur a su faire entrer son lecteur et lui faire ressentir l'angoisse et la tension permanente de la situation. Ne vous attendez cependant pas à une grande aventure ou à des réponses, Bird Box est un livre qui se ressent.//

dimanche 30 octobre 2016

Epic - Conor Kostick


  Leon, La Terre a été détruite par une guerre sans précédent. Les hommes ont construit, sur une autre planète, une société où la violence est interdite, et les conflits sont gérés par un jeu vidéo, Epic. Avec ses amis d'enfance, Erik, 14 ans, va participer à un tournoi sur Epic qui déterminera son destin dans la société. Ses amis ont choisi d'être représentés par de courageux guerriers, une guérisseuse et une sorcière. Contre toute attente, Erik prend pour avatar Cindella, une aventurière peu armée mais séduisante et astucieuse. Grâce à Cindella, Erik a un regard neuf sur Epic et découvre les failles du jeu. Il se lance alors dans une quête qui le conduira à remettre en cause les bases même de la société...
467 pages - Science-fiction/Jeunesse - 2004


Les + :
  -une aventure avec de l'action.
  -un univers original et intéressant.
  -un livre qui plaira sans aucun doute à la jeunesse.


Ce que j'en ai pensé :
Avec Epic, vous allez vivre une aventure entraînante dans un univers original et attirant.

On y suit le jeune Erik, qui vit avec ses parents, dans un monde à la fois futuriste et moyenâgeux. En effet, Erik descend d'humains ayant colonisé une nouvelle planète, sur laquelle toute violence est interdite, et tout se règle et se décide à travers un jeu vidéo, Epic. Pourtant, on est toujours dans un système où les plus influents dominent, et laissent les plus démunis dans un cadre de vie des plus précaire. Un jour, suite à un accident, les parents d'Erik vont se voir forcés de déménager. Erik va alors tout faire pour que sa famille n'est plus à subir les décisions des plus puissants, et pour ça, il va explorer et exploiter les failles du système...

J'ai beaucoup aimé cet univers, qui nous présente un monde futuriste où tout n'est pas que technologie et confort de vie, et j'aurai aimé que le roman soit plutôt orienté pour adulte, pour découvrir en profondeur cet univers et une histoire plus poussée. Car en effet, le tout reste quand même très jeunesse. L'univers est très manichéen, avec des puissants qui aime leur pouvoir et des démunis qui sont exploités et malmenés, des héros héroïques et des méchants vraiment méchants.

Malgré tout, j'ai dévoré ce roman, qui se lit vite et qui est très agréable. L'histoire est entraînante, et les nombreux rebondissements nous font attendre le final avec impatience. Un tome 2 existe qui n'est pas sorti en français, est si la fin suffit à ce premier tome, je pense qu'il peut-être intéressant de lire la suite.

//Epic est une aventure entraînante et pleine de rebondissements, dans un univers original et plaisant. 
Un très bon livre pour la jeunesse, qui plaira aussi au plus grand.//

dimanche 25 septembre 2016

Les derniers guerriers du silence - Yoann Berjaud



  La Confédération des planètes est en paix. Et pourtant...
...Aux confins de l’espace, Sékhem, la jeune amiral de la flotte des six anneaux de Sbarao, braque les senseurs de son vaisseau de guerre sur un étrange artefact suspendu dans le vide. Dans les splendeurs de Bella Syracusa, Adryan l’aristocrate éprouve les pouvoirs du séduisant Dieu Noir. Des bas-fonds de Raya aux dunes d'Osgore, Sahel le Vitaguerrier s'éveille aux énergies de l'ancien monde... Ces destins prêts à basculer deviendront-ils les gardiens ultimes du Chant Premier, à l’origine de toute vie ? Les Derniers Guerriers du Silence ?
285 et 267 pages - Science-fiction - 2012 à 2013

samedi 20 août 2016

♡ Days - James Lovegrove (Du génie.)

 Chez Days, le plus grand gigastore du monde, tout s'achète. Absolument tout. Mais pour le commun des mortels, il faut bien souvent se contenter des vitrines éclairées qui font le tour du bâtiment, car on ne peut rentrer chez Days qu'avec une carte de membre. Alors, certains sont prêts à tous les sacrifices, toutes les folies, pour parvenir à mettre la main sur l'un des fameux sésames. Que ne ferait-on pas pour pénétrer dans le temple absolu de la consommation ? Car une fois à l'intérieur, à l'abri du monde et des tracas quotidiens, l'âme emplie par toutes les promesses qui s'offrent aux regards ébahis, on se sent enfin exister. Le client est roi, dit-on... Mais à quel prix ?
477 pages - Science-fiction - 1997

Ce que j'en ai pensé :
Bienvenue dans le temple de la consommation et sa société dépravée !
Days, c'est un coup-de-poing, c'est une satire sociale si rude et si juste. L'auteur nous entraîne dans le récit d'un journée de plusieurs acteurs de ce délire à grande échelle, un gigastore de plusieurs kilomètres, temple de la consommation dédié au dieu Argent, où est décrite, avec un lyrisme acerbe et éclairé, la société de consommation, mais aussi la société de classe. Si proche de nous, ce récit d'anticipation nous paraît presque réel, si bien que nombreux sont les lecteurs à avoir qualifié ce roman de non science-fiction.
Malgré son nombre de pages, le récit nous tient en haleine, on veut en savoir plus sur ce monde et sur ces personnages loin d'être caricaturaux. On suit avec eux cette journée, pleine de rebondissements (et quel rebondissement final !) et on comprend comment chacun est prisonnier du système malgré lui, malgré les prises de conscience et les désirs de s'en extraire.

//Satire sociale juste, amenée par une plume agréable et avisée, Days est un roman d'anticipation entraînant, captivant, qui ne vous laissera pas l'oublier.//


jeudi 21 juillet 2016

♡ Les chants de la Terre lointaine - Arthur C. Clarke


  La Terre se meurt et les derniers représentants de l'espèce humaine prennent place à bord du Magellan pour un voyage de plusieurs centaines d'années. Au cours d'une escale sur une planète-océan colonisée longtemps auparavant par des vaisseaux-semeurs, l'équipage du Magellan rencontre des humains pour qui la Terre n'est déjà plus qu'un lointain souvenir, une légende.
352 pages - Science-fiction - 1986

Ce que j'en ai pensé :
Les chants de la Terre lointaine est une lecture relaxante, à la fois courte et poétique, une balade dans un univers de science-fiction.
La Terre vient de s'éteindre et l'humanité a envoyé un groupe des derniers survivants dans l'espoir de repeupler une nouvelle planète. Loin de ces préoccupations, nous allons suivre plusieurs personnages parmi la population d'une planète avec qui le contact a depuis longtemps été interrompu, qui vont accueillir ces Terriens de passage.
Ici, point de grande épopée, point de guerre. L'histoire est un interlude, une escale entre deux grands moments. En lisant ce roman, on s'évade, on découvre de nouveaux territoires et une nouvelle civilisation, et aussi un peu plus que cela. Je me suis laissée emporter, et ma lecture m'a laissé une sensation à la fois de dépaysement et de sérénité.
//Agréable, comme une balade, Les chants de la Terre lointaine est un voyage dans l'inconnu, qui ne manque toutefois pas de soulever au passage quelques questions sur l'humanité.//

jeudi 7 juillet 2016

La foire des ténèbres - Ray Bradbury

  Quelques jours avant Halloween, la foire est arrivée à Green Town en pleine nuit, dans un train mystérieux. Jim et Will ont entendu le chant de l'orgue et le sifflet du train, ils ont vu la foire débarquer. Seuls témoins d'événements inquiétants, ils savent qu'elle a de noirs desseins. Un carrousel qui, en tournant à rebours, inverse le cours du temps, la plus belle femme du monde endormie dans un bloc de glace, un homme qui a le pouvoir d'exaucer les vœux les plus fous... telles sont les attractions de cette foire de cauchemar.
Jouant sur les peurs de l'adolescence, Bradbury mêle poésie et surnaturel pour nous entraîner dans une terrifiante aventure.

403 pages - Science-fiction (fantastique) - 1962

Ce que j'en ai pensé :
Entre un Chair de poule et un film de Tim Burton, La foire des ténèbres est un conte initiatique pour enfant, mais aussi pour adulte.
Effrayant, ce roman joue sur les peurs et les incertitudes des êtres humains, en particulier les questions du temps qui passe, des désirs et regrets, et de ses relations aux autres.  On suivra les questionnements du héros, enfant de 12ans, mais aussi de son père, âgé de 50ans, le tout sur fond de cirque fantastique et de course-poursuite effrayante. De fait, cette histoire s'adresse à un large public.
L'histoire est rythmée, le mystère tient le lecteur en haleine. Cependant que certains passages soient un peu ardus à suivre, surtout pour les plus jeunes, et nécessite du calme et de la concentration pour être compris.  Quelques réflexions, intéressantes pourtant, coupent un peu le
                                                                    rythme du récit.
                                                             //Envoûtant, La foire des ténèbres est un roman intéressant, qui mérite d'être lu par tous.//

dimanche 27 octobre 2013

Le meilleur des mondes - Aldous Huxley (lecture commune avec Les chroniques d'Effy)


285 pages

Résumé :
Défi, réquisitoire, utopie, ce livre mondialement célèbre, chef-d'oeuvre de la littérature d'anticipation, a fait d'Aldous Huxley l'un des témoins les plus lucides de notre temps.
 "Aujourd'hui, devait écrire l'auteur près de vingt ans après la parution de son livre, il semble pratiquement possible que cette horreur s'abatte sur nous dans le délai d'un siècle. Du moins, si nous nous abstenons d'ici là de nous faire sauter en miettes... Nous n'avons le choix qu'entre deux solutions : ou bien un certain nombre de totalitarismes nationaux, militarisés, ayant comme racine la terreur de la bombe atomique, et comme conséquence la destruction de la civilisation (ou, si la guerre est limitée, la perpétuation du militarisme) ; ou bien un seul totalitarisme supranational, suscité par le chaos social résultant du progrès technologique."








Mon avis :
Le meilleur des mondes, un classique dont j'entends beaucoup parler qu'il me fallait lire. Je me suis donc lancée dans une lecture commune, pour que ce soit enfin chose faite. Et je dois avouer que si lors des premiers chapitres j'étais très enthousiaste, j'ai eu de plus en plus de mal à avancer dans ma lecture pour finalement aboutir à un constat : ce live aurait mieux fait de ne rester qu'un nom pour moi.


dimanche 29 septembre 2013

Les Cantos d'Hypérion : Hypérion (partie 1 & 2) - Dan Simmons

281 & 295 pages

Résumés :
Tome 1
Sur Hypérion, le port spatial offre un spectacle de fin du monde. Des millions d'habitants s'entassent derrière les grilles, certains que le gritche va venir les prendre. Ils veulent fuir. Mais l'Hégémonie ne veut rien savoir. Une guerre s'annonce et les routes du ciel doivent rester dégagées. Tout ce que le gouvernement a trouvé, c'est d'envoyer sept pèlerins. Mais ils n'y comprennent rien, et ne se connaissent même pas !
Le voyage leur permettre de se rapprocher. Car nul n'a été pris au hasard. Celui qui a fait la sélection semble même avoir fait preuve d'une lucidité diabolique. Et d'une cruauté raffinée !

Tome 2
Sur Hypérion, le père Hoyt a trouvé son cruciforme. Il le porte imprimé dans sa chair à tout jamais. Sur Hypérion, le colonel Kassad a rencontré la belle Moneta, hérissée de piquants. Il a vu les Extros empalés, la guerre universelle, la mort de tous les mondes. Il a un compte à régler avec le gritche. Sur Hypérion, le poète Silenus fut l'un des compagnons du roi Billy le Triste. Il a chanté pour lui l'amer triomphe d'un dieu usurpateur. " Mets du bois dans l'âtre, maman, le gritche vient nous voir ce soir. " Le sujet du poème, c'est la fin de l'humanité. Il faudra l'écrire jusqu'au bout.
Cependant les anciens d'Hypérion sont de retour, ils arrivent à la mer des Hautes Herbes, ils atteindront bientôt les Tombeaux du Temps qui, dit-on, dérivent de l'avenir vers le passé. Comment le croire ? Mais les Tombeaux vont s'ouvrir et le mystère se dissipera.


Mon avis :
C'est au détour d'un rayon que la couverture d'Hypérion 1 a attiré mon attention. Peu de temps après, mon binôme pour le Livra'deux pour Pal'addict 6 me propose de me lancer dans Hypérion, qu'il a beaucoup aimé. Dans la foulé, j'ai même lu le tome 2.
Je fais finalement un avis commun de ces deux tomes, car mon édition découpe chaque tome en 2, qui ne forme en fait qu'un seul Hypérion. Lorsque je lirai la suite, si je suis sur la même édition, je ferai la même chose.

Ce premier tome débute par la rencontre entres les septs pélerins qui voyageront ensemble, à savoir le consul, Het Masteen un templier, le père Lénar Hoyt, le colonel Fedmahn Kassad, le poète Martin Silenus, l'intelect Sol Weintraub et la détective privée Brawne Lamia. On se familiarise avec ce monde, où règne l'Hégémonie, où les hommes ont conquis l'univers et vivent plus longtemps. J'ai parfois été un peu perdu à savoir où était situé tel endroit par rapport à un autre, mais dans l'ensemble, on entre facilement dans l'univers de l'auteur. J'ai beaucoup aimé les paysages nouveaux et étranges que l'auteur nous fait découvrir.
On nous expose quelque peu les enjeux du pèlerinage, du moins tel qu'on veut bien le faire voir aux pèlerins. On apprend vite que si chacun a été choisi, ce n'est pas par hasard, mais par une réel envie de se rendre sur Hypérion, la planète où aura lieu le pèlerinage.
Ainsi débute le récit de chaque pèlerin, qui raconte son passé et ses raisons pour participer à ce voyage.  Chaque récit est une aventure à part entière, de tel sorte qu'avant même que commence le pèlerinage, on vit déjà plusieurs histoires différentes. Et chaque fois, on revient au récit principal avec encore plus de mystères et d'énigmes que précédemment, les histoires ramenant toute à Hypérion et ses secrets, donnant envie d'en savoir encore plus à chaque fois !
De plus, ces histoires nous permet d'en apprendre beaucoup sur les personnages, de les connaître, de comprendre leurs sentiments et leur motivation. Les sentiments sont d'ailleurs très bien retranscrits, chaque personnage racontant les détails les plus comme les moins glorieux.
Chaque histoire est unique dans sa réalisation. Chaque pèlerin a droit a son propre style d'écriture, et j'ai beaucoup apprécié.
Entre chaque récit, le voyage avance un peu plus, jusqu'à mettre les personnages face à une épreuve à la fin du second tome, nous laissant sur le point d'entrer dans l'action et avec la folle envie de lire le début des aventures de ses personnages auxquels nous sommes finalement attachés.

On a donc 7 personnages, de quoi se choisir un préféré !
Je ne vais pas vous les décrire un à un. Chaque personnage est unique, on sent bien la différence entre chacun, de caractère, de motivation, de pensée. Ils ne s'entendent d'ailleurs pas tous très bien, le stress et l'inconnu de leur aventure n'arrangeant pas les choses. Cette mésentente pèse sur leur aventure, mais elle contribue à l'ambiance et ne rend pas le récit lourd.
Grâce à leur histoire, on s'attache facilement à chacun. Même si certains me plaisent moins, voir m'agacent parfois (Silenus est vraiment vulgaire et casse-pied), j'ai toujours fini par me dire "Je l'aime bien au fond." (Silenus est malgré tout attachant avec son côté provocateur et rebelle, et puis, il me fait rire).
Il y a juste le père Hoyt et Het Masteen auxquels je n'ai pas trop accroché, parce qu'on en sait peu sur eux par rapport au récit qui est fait.
Pour ma part, mon pèlerin préféré aura d'abord été Silenus, puis Sol Weintraub. C'est le personnage qui m'a le plus touché avec son récit. Je suis sûre que vous trouverez votre personnage favori !

J'ai dévoré ces deux premiers tomes, qui sont pour moi une introduction qui nous prépare à la suite, en nous distillant de plus en plus de mystères au fil des pages pour nous laisser face à une seul envie : lire la suite !

En bref :
+ Des personnages attachants et développés, des récits entraînants, des mystères qui nous donnent envie d'en savoir plus, pas de difficulté à entrer dans l'univers de l'histoire, fluidité de lecture, une suite qui promet !
- Peut-être un manque d'action dans l'aventure principale, une petite difficulté à se repérer dans l'espace parfois.


Citations :
"Merveilleux mélodrame, sourit Silenus. Une vraie mer spirituelle des Sargasses, faite des larmes du Christ, et nous allons tous y plonger comme un seul homme. J'aimerais bien savoir qui a écrit ce scénario de merde, en tous cas." tome 1 p.29

"Peu importe, désormais, qui se considère le maître des événements. Les événements n'obéissent plus à aucun maître." tome 2 p.284

9/10

jeudi 1 août 2013

Flatland - Edwin A. Abbott


125 pages

Résumé :
Les personnages de cette allégorie sont des figures géométriques : triangles isocèles, carrés, polygones, cercles... Dans leur monde plat, en deux dimensions, ces figures sont très hiérarchisées et ont des coutumes et des croyances bien ancrées. Aussi, quand un modeste carré doté d'une conscience découvre la troisième dimension lors de l'apparition soudaine et invraisemblable d'une sphère, on crie à l'hérésie.
Tout à la fois critique de la rigidité de la société victorienne et texte fondateur de la science-fiction, Flatland aborde la question troublante de la possibilité d'une quatrième dimension spatiale.










Mon avis :
Dès la couverture, qui fait mal aux yeux soit dit en passant, on sait que Flatland est une histoire qui sera scientifique et géométrique. Et en effet, on suit l'histoire d'un carré qui découvre la troisième dimension. Cela m'a tout de suite plu, malgré certaines idées peu appréciables un peu trop mises en avant.


On suit donc un carré sans nom, car les personnages n'ont pas de noms, seul leur forme indique leur rang social. Tout la première partie est une description faite par ce carré de son monde en deux dimensions, Flatland, tant sur l'aspect physique que moral, l'organisation du village et de la société, les mœurs, la politique, l'histoire, tout ce qui fait un pays. Tout est présenté sous forme d'exposé très carré. Le monde présenté est cohérent, et j'ai trouvé ça vraiment intéressant de découvrir une société dans un monde en deux dimensions. Ensuite viens la seconde partie, ou le narrateur fait la découverte de Lineland, monde en une dimension, qu'il voit en rêve. Puis arrive une sphère, qui annonce l'existence de Spaceland, le monde en trois dimensions. Le carré n'y croit pas jusqu'à qu'il y soit obligé, puis vient le moment où il essayera de convaincre les autres habitants de Flatland de l'existence de la troisième dimension. Là aussi, les explications sont, bien qu'avec plus de sentiments que lors de la première partie, claires et précises.
Toute cette allégorie du carré qui se trouve face à des gens qui ignore sa dimension et qui ne veulent pas y croire, et ensuite de lui-même qui découvre une autre dimension et qui ne veut pas y croire nous emmène a un constat : même si nous ne pouvons pas la voir ni la sentir, pourquoi une quatrième dimension n'existerait-elle pas ? Et il en est de même pour tout le reste : il existe des choses que l'on ne peut pas voir ni sentir et qui sont pourtant bien là. Ici, les érudits sont bornés à leur conception du monde et à ce qu'il voit. On le voit très bien par le fait que même après avoir découvert que des gens ne croyaient pas que la dimension dans laquelle ils vivent existe parce qu'ils ne la voyaient pas, le carré et aussi le cercle font exactement la même chose en refusant de croire à une dimension supérieur à la leur. Comme quoi même après avoir eu la preuve que quelque chose qu'on ne peut pas voir existe, on refait l'erreur de ne croire que ce que l'on voit. Ce livre est une vraie critique d'abord du refus des scientifiques d'une quatrième dimension au moment où il a écrit, mais aussi du monde scientifique où les plus intellectuels, persuadés de tout savoir, refuse ce qu'il n'arrive pas à concevoir.

Il y a cependant quelque chose qui m'a fortement agacé dans ce livre : la considération pour les plus mal placé dans la hiérarchie sociale et surtout, la forte misogynie de la société. Les femmes sont considérés comme inférieurs et idiotes parce qu'elles apportent plus d'importance aux sentiments, alors que les hommes n'en ont pas et ne jure que par l'intelligence. J'accepte le fait que, puisque Flatland est une société où les plus cultivé et insensible règne, les femmes étant sensibles ne soient pas bien vus : mais ici, c'est vraiment exagérée ! L'auteur nous rabâche souvent que les femmes sont bêtes, inutiles, hystériques et dangereuses. C'est agaçant de lire toute les 5 minutes que les femmes sont des sous-êtres, surtout quand on en est une soi-même.

L'écriture de l'auteur est très scientifique, l'histoire est comme un rapport que le carré fait après ce qu'il a vécu. Cela rend le texte assez clair, mais il faut toutefois un peu de concentration pour bien suivre. Les chapitres sont courts, ce qui permet de que la lecture ne soit pas trop lourde. Les noms des chapitres de la première partie sont un thème sur Flatland, comme "Du Climat et des Maisons de Flatland" ou "Comment nous nous reconnaissons les Uns le Autres". Pour la deuxième partie, les noms de chapitre sont des questions par rapport à ses nouvelles découvertes.

Dernier point, la préface et la postface sont intéressantes si l'on veut un peu plus sur les réactions qu'ont suscité le livre ainsi que des informations sur l'avancé de l'idée de la quatrième dimension dans le monde scientifique.


En bref :
+ des chapitres organisés et courts, la description de Flatland est intéressante et cohérente, les découvertes de différentes dimensions, la critique du monde scientifique, une lecture scientifique.
- l'aspect très misogyne, une lecture plus scientifique que littéraire.
7.5/10

mercredi 23 janvier 2013

L'homme dans le labyrinthe - Robert Silverberg



307 pages

Résumé :
" Muller vivait depuis neuf ans dans le labyrinthe. Maintenant, il le connaissait bien. Il savait ses pièges, ses méandres, ses embranchements trompeurs, ses trappes mortelles. Depuis le temps, il avait fini par se familiariser avec cet édifice de la dimension d'une ville, sinon avec la situation qui l'avait conduit à y chercher refuge. "
Tous les hommes qui avaient tenté de pénétrer dans le labyrinthe de Lemnos avant Muller étaient morts d'une façon atroce. Tous ceux qui avaient essayé de l'y rejoindre par la suite avaient été massacrés.
Aujourd'hui, Ned Rawlins a reçu l'ordre de ramener Muller sur la terre, sa planète natale. Qui, neuf ans auparavant, l'a impitoyablement chassé...







Mon avis :
Tout d'abord j'aimerais vous parler du livre en lui-même avant l'histoire. La disposition du texte dans l'édition J'ai lu m'a un peu gêné au début de ma lecture. Il y a bien 2cm en haut et 3cm en bas de blanc qui entoure le texte, texte écrit plutôt petit. Cela aurait été sûrement plus confortable d'aérer un peu le texte afin de combler tout le blanc des pages.  Mais une fois prise dans l'histoire, je n'y ai plus fait attention.


J'ai été un peu déçu par l'histoire. Je m'attendais à quelque chose avec plus d'actions, un labyrinthe avec des pièges, ça présage de l'aventure ! Le début était pourtant prometteur, nous narrant la vie de Muller dans le labyrinthe, nous décrivant celui-ci. Mais tout est très calculé ici pour qu'au final, le labyrinthe soit un banal obstacle qui n'en est vite plus un, et dont on apprend peu de chose. Ce labyrinthe est plutôt un prétexte à beaucoup de flash-back, nous apprenant comment Muller en est arrivé là ou ces liens avec le chef de l'expédition. C'est un livre beaucoup plus centré sur la psychologie des personnages que sur une réelle aventure. Il ne se passera pas grand-chose d'ailleurs, et à la fin du livre, beaucoup de questions sont sans réponses. On reste trop en surface de l'univers mis en place par l'auteur, et j'ai trouvé cela dommage. Mais je dois reconnaître au moins que, malgré les voyages dans l'univers, les hommes vivants jusqu'à 200ans, ect..., cela reste un roman réaliste, les héros font preuves d'un sens pratique, ils useront de robots plutôt que de se jeter bêtement dans la gueule du loup comme prétexte pour une aventure. Même si j'aurais préféré qu'ils le fassent.

En ce qui concerne les personnages, et bien.... je ne sais pas trop quoi en dire. En tout début de roman on a le droit à des flash-back sur la vie de personnage que l'on connait à peine, on en apprend plus sur eux mais, comme on n'a pas eu le temps de s'attacher à eux, je dois dire que savoir qu'un tel aime la bière ou non me fait ni chaud ni froid... Je ne me suis pas plus attachée que ça par la suite, j'ai bien aimé le personnage de Muller et celui de Ned, mais sans plus...


En bref, j'ai beaucoup aimé l'univers créer par R. Silverberg, mais ce roman reste trop en surface pour moi, il en dit trop peu, et les personnages m'ont été sympathique mais sans plus. J'ai peut-être raté quelque chose, je ne sais pas... Mais je suis toujours beaucoup intrigué, et si seulement les histoires étaient plus développées, je les aurais lues avec plaisir !

5/10


lundi 14 janvier 2013

La planète des singes - Pierre Boulle



191 pages

Résumé :
Au XXXe millénaire, un couple, Jinn et Phyllis, parcourent le cosmos. Lors d'un voyage, ils aperçoivent une... bouteille dérivant dans l'espace. Elle contient le manuscrit d'un explorateur qui a découvert une planète dont les singes sont l'espèce dominante et où les êtres humains sont chassés comme du gibier et réduits à l'état d'animaux de laboratoires. Paradoxe que Boulle exploite tout au long du récit, à la manière d'un conte philosophique, pour observer les travers de nos sociétés.










Mon avis :
Je dois admettre que je ne m'attendais pas à m'accrocher autant à ce livre et à le lire d'une traite.
Ce livre est court, les évènements sont rapides et ne traine pas, mais on a le temps de réfléchir et de rester marqué par ces quelques pages.

Ce livre raconte la simple histoire d'un homme qui se retrouve sur une planète où ce ne sont non pas les hommes mais les singes qui dominent, ont la parole, la science, et tout ce qui fait d'un humain un être "supérieur" chez nous. Sauf que ce sont des singes, et non pas des hommes, qui ont eu pris la place qu'ils occupent dans notre monde. On assiste impuissant à la barbarie de ces êtres sur les humains de cette planète et les essaies de notre héros à faire comprendre qu'il est lui aussi un être doué d'une conscience et à s'adapter à vivre avec ces singes.

Dès lors, ce livre choquant devient une vraie mine de réflexion : ces atrocités ne sont que le reflet de ce que l'homme fait, puisqu'ici, les places sont inversées mais les actes restent les même. Ces souffrances que ressentent les humains chassés puis violentés pour des expériences parfois affreuses, ce sont les mêmes que les humains de notre monde font subir à ce qu'ils considèrent comme êtres inférieurs, "pour la science".
De plus, une autre question se pose : comme les singes ici, à force de considéré l'homme comme supérieur à jamais et que les autres êtres vivants ne soient jamais capables de conscience, certains de finiront-ils pas par prendre peu à peu conscience de leur condition et se rebeller petit à petit avant de prendre notre place ? L'homme devrait se méfier de la supériorité qu'il pense avoir.

Outre cet aspect principal de réflexion et de vérité balancée à la figure, ce livre est un bon divertissement plaisant à lire, même si les côtés "choquant" et "réflexion" sont ceux qui apporte le plus d'intérêt au livre. L'écriture est plutôt fluide, l'histoire se lit facilement, on est emporté par le fil de l'histoire, même si on finit par se douter des évènements à suivre et de la fin.


En bref, La planète des singes est un livre intéressant surtout pour son aspect philosophique qui nous emmène à nous poser des questions sur la nature de l'homme et sa place dans l'univers. Sommes-nous vraiment des êtres supérieurs à tout ? Et qu'elles horreurs sommes-nous capable de commettre sous couvert de la science et du savoir ?


8/10
Baby challenge Science-fiction  1/20


Challenge Romans Cultes 1/4