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samedi 15 octobre 2016

L'appât - José Carlos Somoza


 Lever de rideau. Ici une bretelle noire qui glisse sur une peau diaphane, là des yeux mis-clos quémandent un improbable pardon : parure et posture. Elles charment et abusent les sens, elles disent qui est le maître. Si le grand ordonnateur de ce manichéisme visuel s'appelle Shakespeare, nous ne sommes pas sur les planches du théâtre du Globe mais dans le centre de formation ultramoderne de la police madrilène. Des instructeurs y décryptent les codes élisabéthains, qui placent la satisfaction du désir à l'épicentre de notre psyché. Les agents sont formés à la technique des "masques" : identifier en quelques secondes la nature du désir le plus profond du suspect pour provoquer en lui une overdose du seul plaisir auquel il ne peut résister.On les appelle les "appâts". Diana Blanco est le meilleur élément. Quand elle découvre que sa jeune sœur est aux prises avec l'insaisissable Spectateur qui terrifie la ville, elle mène une course contre la montre qui la conduit jusqu'à l'antre du monstre. C'est du moins ce qu'elle croit.
410 pages - Thriller/Fantastique - 2010


Ce que j'en ai pensé :
Intriguant, original et surprenant, entrez dans le théâtre de José Carlos Somoza !

L'appât est un roman très intéressant, de par sa construction, son intrigue, mais aussi et surtout la création surprenante de l'auteur de tout un mécanisme psychologique nouveau.
Les psychés, nombreuses, sont des types de désirs. Chaque être humain a son type de psyché, qui définit quels comportements/scènes vont aviver son désir, de manière irrésistible, voir le soumettre. L'auteur s’appuie sur les pièces de Shakespeare, et chacune d'elles et de leurs personnages sert d'images, de mise en scène à une psyché.  Le tout est si bien et largement expliqué qu'on se laisse prendre à croire en la psychologie des psychés, que le lecteur va peut-être même essayer de se reconnaître dans une de celles-ci.

L'intrigue semble plutôt classique, un thriller où l'héroïne est à la poursuite d'un tueur en série et va découvrir de plus en plus de mystères. De plus, j'ai trouvé que l'intrigue met un peu trop de temps à se mettre en place, et j'ai failli me lasser avant le début de l'action.
Pourtant, à la fin de ma lecture, coup de théâtre !  Effectivement, il y a comme une mise en scène théâtrale dans ce roman, je me suis faite agréablement avoir et j'ai été étonné par la véritable profondeur de l'histoire.

//Si le début du roman nous laisse imaginer un thriller plutôt classique, L'appât est en vérité un vrai théâtre pleins de rebondissements, couplé à une création originale et épatante. En bref, un roman très intéressant, original, surprenant et définitivement séduisant.// 

samedi 8 octobre 2016

Les pourvoyeurs - André Ruellan (Kurt Steiner)

.Aussi publié sous le pseudonyme de Kurt Steiner.

   Cela commence par un banal fait divers. Un meurtre que seule la folie pourrait justifier... Puis par la suite, l'existence même bascule : une voix qui vous réponde au téléphone alors que, chez vous, vous venez de former par erreur votre propre numéro, un visage que l'on croyait mort qui resurgit du néant... La réalité s'est-elle détraquée ?  Avez-vous basculé dans la folie ? Ce serait un moindre mal...
172 pages - Fantastique - 1957


Ce que j'en ai pensé :
Une sympathique histoire fantastique, entre angoisse et redécouverte de la réalité.

Après un prologue sur les événements marquants de sa dix-septième année, Alain Heurtot est envoyé en hôpital psychiatrique. Nous le suivons quelques années plus tard, alors qu'il vit reclus chez lui avec son chat.  Peu à peu, des événements étranges vont à nouveau perturber son quotidien...

Le début du récit rappelle le Horla de Maupassant, le narrateur est confronté à des visions, des sons, anormaux, sans que l'on sache ce qui se passe, ni si une entité autre nous veut du mal, ni même si le narrateur n'est pas juste fou. Le roman date de 1957, et on ressent dans l'écriture ce côté ancien, qui rappelle encore plus ces récits fantastiques horrifiques et angoissants dans lesquels règnent l'incertitude.
Puis on bascule dans un autre monde, une réalité plus complexe que ce qu'il n'y paraissait au début. Et alors le récit mêle action, course, découverte, sentiments et angoisse pour les personnages, qui se dévoilent au lecteur. Malheureusement, le récit est court, et j'ai trouvé que l'univers aurait mérité d'être plus développé, car il est très intéressant !

//Au final, Les pourvoyeurs est un roman entraînant, qui, malgré sa faible longueur et le manque de développement de son univers, est un très bon moment de lecture frissonnante et palpitante !//

vendredi 12 août 2016

Comtesse Bathory - Patrick McSpare

  Archiduché d’Autriche, octobre 1604. Issue d’une glorieuse lignée princière, Erzébeth Bathory, la belle veuve du comte Nadasdy régit d’une main de fer ses domaines. Après des années de silence, Cadevrius Lecorpus réapparaît. Il ramène avec lui Anna, une fascinante sorcière dont Erzébeth tombe follement amoureuse. La magie démoniaque de l’Obscurité s’abat bientôt sur la région et, jusqu’à la Cour de Vienne, on s’émeut de la disparition de nombreuses jeunes filles. Tandis que la comtesse s’abandonne aux terribles délices des rituels régénérateurs, cinq mercenaires d’élite sont chargés de confondre celle que l’on suspecte d’activités sataniques.
377 pages - Fantastique - 2013
Ce que j'en ai pensé :
Sanglant, entraînant et intéressant, une belle interprétation de la vie de la mystérieuse comtesse Bathory.
Ce roman nous entraîne dans le côté sombre de la sorcellerie et de l'être humain. Ici, on suit une comtesse qui, malgré son éducation et ses croyances pieuses, va succomber à ses peurs pour sombrer dans le vice et le satanisme. Cruel et sordide, l'histoire n'en reste pas moins poétique, et l'amour et la passion y ont une place forte.
Si quelques personnages m'ont semblé ne servir qu'à créer un rebondissement dans l'intrigue, les personnages principaux sont, quant à eux, intéressants à suivre. Il manque malgré tout pour moi un petit quelque chose, le petit plus qui aurait fait de ce roman un coup de cœur.
//Original et poétique, Comtesse Bathory est un roman qui permet de découvrir l'histoire de la célèbre comtesse de manière plaisante, et surtout sanglante.//

lundi 25 juillet 2016

Faërie - Raymond E. Feist

  La vieille ferme isolée dans les bois les avait séduits. La maison était splendide et étrange. Phil et Gloria pensaient trouver le calme après la vie agitée d'Hollywood derrière les portes des maisons anciennes, sous les ponts perdus au fond des bois, se cachent souvent des êtres magiques, des forces obscures, et la maison du vieux Kessler ne fait pas exception. Les enfants du couple sont les premiers à y être sensibles. D'abord les jumeaux, qui y voient la présence des fées et du vieux peuple des légendes ; ensuite leur fille, dont la beauté attise le désir d'êtres plus inquiétants... Jusqu'à ce qu'ils deviennent tous les jouets de puissances inconnues, des pions dans une guerre éternelle et sanglante.
449 pages - Fantastique - 1988

Ce que j'en ai pensé :
Dans Faërie, nous avons deux histoires. Si tous les personnages évoluent dans un lieu commun, les événements et la façon de les vivre pour les parents et pour les enfants sont radicalement différents. D'un côté, une aventure magique et effrayante pour deux enfants, de l'autre une histoire de société secrète et de parchemins mystérieux pour les adultes. Ainsi, l'univers travaillé est à la fois magique, comme un conte, et rationnel comme un thriller ésotérique.
Je n'ai malheureusement pas trop aimé cette diversité. J'aurai préféré que l'histoire se contente d'un point de vue unique, celui des enfants ou celui des adultes. J'ai trouvé que l'investigation et les explications apportées brisent un peu la magie. L'histoire ressemble à un thriller ésotérique avec des lutins, ce qui est quelque peu... perturbant. J'ai aussi eux un peu de mal avec le rythme de l'histoire et les ambiances trop différentes suivant le personnage que l'on suit.
//Faërie est une histoire originale et sombre dans laquelle la magie des folklores européens et la logique tentent de coexister. Malheureusement, ce mélange ne m'a pas convaincu.//

Merci quand même à Ellya's book de m'avoir fait sortir ce roman de ma PAL ^^

mercredi 29 juin 2016

Le livre perdu des sortilèges, tome 1 - Deborah Harkness

  Diana Bishop est la dernière d'une longue lignée de sorcières, mais elle a renoncé depuis longtemps à son héritage familial pour privilégier ses recherches universitaires, une vie simple et ordinaire. Jusqu'au jour où elle emprunte un manuscrit alchimique : L'Ashmole 782. Elle ignore alors qu'elle vient de réveiller un ancien et terrible secret, et que tous - démons, sorcières et vampires - le convoitent ardemment. Parmi eux, Matthew Clairmont, un vampire aussi redoutable qu'énigmatique. Un tueur, lui a-t-on dit. Diana se retrouve très vite au coeur de la tourmente, entre un manuscrit maudit et un amour impossible.
833 pages - Fantastique (bit-lit) - 2011


Ce que j'en ai pensé :
Un Twilight en bien mieux pour certains, une bonne histoire fantastique gâchée pour d'autres.
Le roman commençait très bien. Un univers fantastique dans lequel les créatures magiques se mêlent discrètement aux humains. Une héroïne adulte, historienne des sciences à Oxford, indépendante et sorcière malgré elle. Un manuscrit alchimique perdu qui réapparaît entre ces mains et qui fait se réunir toute sorte de créature autour d'elle. L'histoire est intrigante, les personnages intéressants, et l'auteur nous montre l'étendue de son savoir par moult informations historiques intéressantes et bien insérées dans le récit.
Et va arriver un vampire, trop beau, trop dark, trop fort. Si au début la romance parait utile à l'histoire, très vite, l’héroïne devient niaise, incapable de rien faire toute seule, et les "mon cœur" noient le roman. On se rend alors compte que finalement, l'auteur ne fait que se mettre en scène dans sa vie rêvée où un beau vampire apparaît pour vivre une romance fabuleuse.
                                                                       Très grosse déception, d'autant que le début est plus qu'enthousiasmant. J'ai cependant encore
                                                                       l'espoir que le tome 2 se reprenne.
//Historiquement intéressant, intriguant, un roman riche qui est malheureusement noyé par une histoire d'amour niaise.//

mercredi 15 juin 2016

Les intrus - Lauren Oliver

  À la mort de Richard Walker, un vieil homme solitaire, acariâtre et très riche, son ex-femme, ses deux enfants et sa petite-fille retournent dans la maison familiale pour la succession. Mais la bâtisse est hantée. Hantée par des souvenirs d’enfance qui resurgissent à mesure que les nouveaux arrivants se réapproprient les lieux. Hantée également par de vrais fantômes qui observent et commentent les agissements de chacun, en espérant qu’un jour, enfin, ils pourront quitter les lieux à tout jamais. 
384 pages - Fantastique - 2015
Ce que j'en ai pensé :
J'ai cru à une histoire de fantôme qui ferait un peu peur en ne lisant que la phrase de la couverture, j'ai eu une histoire de famille sur fond de fantastique.
Les véritables propos de ce roman sont l'introspection et les liens qui nous unissent aux autres. Chaque personnage revient sur son passé par bribe, s'efforce de s'y confronter petit à petit, et nous exprime ses sentiments. 
Quelques mystères permettent de garder le lecteur, mais les révélations ratent leur coup d’éclat quand elles arrivent, un peu tardives et prévisibles. Les personnages paraissent lointains, et je m'y suis peu attachée.
//Finalement, Les intrus est un roman qui part d'une idée séduisante, mais dont l'intérêt retombe vite. La faute à une histoire qui avance mal et qui ne se révèle pas passionnante.//

mercredi 28 août 2013

Lawful Drug - CLAMP

 3 tomes
Résumé :
Un adolescent est retrouvé inconscient dans la neige par un homme austère qui va lui sauver la vie. Par reconnaissance, il reste avec lui et l'aide au quotidien. Rikuo et Kazahaya travaillent pour Kakeï qui tient une pharmacie le jour. Mais quand vient la nuit le deux jeunes hommes de 17 ans se voient attribuer des missions relevant toutes du domaine surnaturel.
Alors que Rikuo fuit son propre passé, Kazahaya s'acharne à chercher une mystérieuses personne...

Mon avis :
Lawful Drug est un manga du studio CLAMP, dont je suis très fan. Avant sa réédition il y a peu, les tomes étaient assez difficiles à trouver, à des prix astronomique. C'est donc devenu un MUST HAVE des CLAMP à avoir pour moi, alliant le mystère de ce duo inconnu à la rareté du manga, ainsi que les avis positifs que j'ai pu trouver. Finalement j'ai pu acquérir les trois tomes, et dans la première édition. Après avoir passé plusieurs mois sans oser y toucher, j'ai lu les trois tome d'une traite début juin, avant la Japan Expo, peu après la sortie de la suite tant attendu. Et si ma peur d'être déçue a finalement été rassuré, je dois bien avouer que je reste sur ma faim et que j'ai hâte de connaître la suite !

On suit donc l'histoire de Kazahaya, jeune homme sauvé par Rikuo, ainsi que ce dernier qui travaillent tous deux dans une pharmacie le jour pour Kakeï. Mais la vraie raison de leur présence est que Kazahaya a un certain pouvoir, qui lui permet de voir et d'avoir conscience d'évènements surnaturelle. Lui et Rikuo vont donc avoir des missions, principalement de récupération d'objets "magiques", pendant lesquelles ils vont se retrouver à aider d'autres personnes ou confronté à leur passé.
Ces petites histoires sont toutes agréables. Elles sont touchantes, autant par ce qui se passe que par le dessin, qui accentue la beauté féérique des choses et situations. Elles ont également leur côté comique, par des situations ou de gentilles disputes entre nos deux héros qui aiment se taquiner.
Malheureusement, les histoires qui constituent la trame de fond sont peu présentes. En effet, les mystères autour des héros, du gérant du magasin et de son acolyte Saiga sont évoqués, mais on en apprend peu. J'ai même trouvé ça un peu redondant ce côté personnages mystérieux, dont on apprend rien de tel sorte qu'à la fin des trois tomes on n'est pas beaucoup plus avancé qu'au premier. Mais j'ai bon espoir que ça avance un peu plus dans la suite.

On a d'un côté Kazahaya, petit blond torturé qui prend vite la mouche quand ont le taquine, mais qui est sensible et doux. De l'autre côté on a Rikuo, grand brun à l'air stoïque, calme mais taquin, aussi sensible et torturé, qui est le parfait protecteur pour notre petit blond.  Ces deux personnages ensemble sont les parfaits protagonistes pour un yaoi, et les auteurs ne se privent pas pour faire des allusions à une romance possible, comme tous les duos qui apparaissent dans leur autres œuvres. Malgré tout, j'ai trouvé ces personnages attachants, en particulier Rikuo.
Les personnages plus ou moins secondaires sont tout aussi attachants et intéressants, même si on les voit assez peu. Mention spéciale pour Saiga, qui me fait beaucoup rire à chaque fois qu'il apparaît.

Les dessins je vais vous en parler peu, parce que c'est ce que j'aime le plus chez les CLAMP. Toujours aussi magnifiques, même plus que les dernières séries sortie. Dans un manga de CLAMP, tout et tout le monde sont beaux. Je préfère d'ailleurs les anciennes couvertures aux nouvelles. J'aime moins le dessin plus arrondis de maintenant.

En bref :
+ Les deux héros, le gérant du magasin et Saiga, des histoires touchantes, un côté comique, des dessins magnifiques, une suite.
- Trop de mystère dont on ne sait toujours rien à la fin.
7/10

mercredi 31 juillet 2013

Autre-Monde T.1 : L'alliance des Trois - Maxime Chattam


456 pages

Résumé :
Personne ne l'a vue venir. La Grande Tempête : un ouragan de vent et de neige qui plonge le pays dans l'obscurité et l'effroi.
D'étranges éclairs bleus rampent le long des immeubles, à la recherche de leurs proies, qu’ils tuent ou transforment... Après leur passage, Matt et Tobias se retrouvent sur une Terre ravagée, différente.
Désormais seuls, ils vont devoir s’organiser.
Pour comprendre.
Pour survivre...
à cet Autre-Monde.








Mon avis :
Maxime Chattam est un auteur qui a fait parler de lui, et j'ai donc été intrigué. Le résumé apocalyptique et la couverture d'Autre-Monde m'ont séduite, et décidé à découvrir cet auteur, je me suis donc lancé dans l'aventure. Je n'ai maintenant plus qu'à me procurer la suite, ainsi que d'autres oeuvres de Maxime Chattam.

 J'ai adoré le début de l'histoire. Nous ne commençons pas dans un monde post-apocalyptique cette fois, mais avant. On suit Matt, Tobias et Newton quelques temps avant la Grande Tempête, bien que des signes inquiétant laissent supposer que quelque chose change dans le monde. Et très vite vient la catastrophe qui va les bouleverser. Matt assiste alors à un évènement incompréhensible, contre lequel il est impuissant, qui change le monde, sa vie tranquille. Ces éclairs bleus qu'il avait cru apercevoir faire disparaitre des sans-abris sont tout à coup devenu immense, plus terrifiants et plus impitoyables. On se projette facilement à la place de Matt, impuissant et impressionné, on ressent sa peur, on se demande pourquoi tout ceci arrive, que faire. L'auteur nous plonge vraiment face à la Grande Tempête, et face au monde qu'elle a laissé. L'aventure de Matt et Tobias est très inintéressante. Ils ne savent pas exactement quoi faire, comment est le reste du monde, où ils doivent aller, qui sont leurs ennemis. Ce sont des enfants perdus, abattu par le changement du monde qu'il connaissait, leur solitude face à ce monde. J'ai beaucoup aimé toute cette première partie.
En revanche, j'ai beaucoup moins aimé la seconde partie. C'est beaucoup plus scientifique, on en apprend beaucoup sur le nouveau monde, ses bases sont posé. Moins d'actions et moins de mouvement. Certes on avance, mais on perd le côté aventure des deux héros. Mais des objectifs sont définis, et la fin du roman annonce une suite avec beaucoup plus d'actions et d'aventure qui me plaît.

En ce qui concerne les personnages, je ne peux pas dire que je me suis beaucoup attaché à l'un en particulier mais aucun ne m'énerve non plus. J'ai apprécié suivre Matt et Tobias, et par la suite j'ai bien aimé les nouveaux personnages, même si certains me paraissaient louches.
En revanche, le trio qui se forme entre Matt, Tobias et Ambre me rappelle fortement un trio de célèbres jeunes sorciers. Entre Matt le courageux qui a quelque chose de spécial et Ambre la fille cultivée, la comparaison est facile. Mais malgré tout on arrive à les prendre comme des personnages à part entière, donc ce n'est pas des plus gênant.

En bref :
+ une première partie très intéressante, on se sent comme le héros face à la catastrophe, des personnages pas désagréable, une aventure que l'on aime suivre, une suite qui s'annonce plaisante.
- le trio de héros qui rappelle un autre trio très connu, peu d'aventure dans la seconde partie.


Citations :
"Quand un problème vous semble insoluble, alors prenez de la hauteur. Ne regardez plus ce qui est petit, regardez l'ensemble, passez du micro au macro.
 Car si vous n'avez pas trouvé la solution de l'intérieur, vous la trouverez de l'extérieur !
"

"C'est quoi la différence ? Ah, oui, ta peau est de la couleur de la terre, la sienne de celle du sable. C'est avec du sable et de la terre qu'on fait les continents, qu'on fait la Terre, non ? Alors vous êtes faits pour vous mélanger. Il ne peut en naître que de bonnes choses."


8/10

jeudi 25 juillet 2013

Coraline - Neil Gaiman


155 pages

Résumé :
La famille de Coraline vient d'emménager dans une vieille maison loin de tout, avec pour seuls voisins deux anciennes actrices à la gloire fanée et monsieur bizarre qui élève des rats. Délaissée par ses parents accaparés par leur travail, la jeune fille, au fil de ses explorations, ne tarde pas à découvrir une porte mystérieuse. De l'autre côté l'attend un monde fantastique où tout est étrangement semblable, mais en mieux...












Mon avis :
Courte lecture entre deux romans plus conséquents, j'ai adoré Coraline. Conte pour enfant effrayant, il rappelle Alice au pays des merveilles en plus structuré et plus sombre.

Quand on commence cette histoire, on entre déjà dans un monde étrange. Coraline est une jeune enfant curieuse comme beaucoup qui vit avec ses parents et des voisins âgés, perdus dans leur monde. L'ambiance est déjà posée, entre deux anciennes actrices, un vieux monsieur persuadé d'avoir des souris savantes, un grand jardin déserté et des parents souvent occupés. A travers les yeux d'une enfant, le tout n'en devient que plus étrange et sujet à l'aventure. Jusqu'au jour où la jeune Coraline plonge dans le fantastique et se retrouve confronté à un autre monde, encore plus fantastique et inquiétant. Coraline va alors vivre une vraie aventure, où elle connaîtra la peur dans un monde qu'elle voulait parfait, un rêve qui devient cauchemar.
On se laisse très vite emmener avec Coraline dans son monde, à sa place. En effet, Coraline n'est pas la narratrice mais c'est comme si l'on racontait ses pensées, l'histoire se passe du point de vue d'une enfant, et met le lecteur au même niveau. On redevient un enfant le temps d'une histoire.
L'histoire se présente comme un conte pour enfant, mais il a de quoi donner des cauchemars au plus jeunes, et au moins jeunes aussi... On ressent un certain malaise dans ce monde loufoque et inquiétant.
Le tout est bien réussi, l'auteur arrive à nous transporter dans son monde merveilleux qui nous fait revenir en enfance et nous effraie. Un conte qui rappelle les films de Tim Burton, fantastique, sombre, mais envoutant.

Le personnage principal, Coraline, est une jeune fille avec un fort caractère, qui aime l'aventure et surtout, qui se sent seule. L'histoire étant de son point de vue, on comprend très bien ce qu'elle ressent.
La panoplie de personnage qui nous est présenter est faible, pourtant ils remplissent largement l'espace. Les extravagances des voisins sont sujets à fascination et questionnement, les personnages du nouveau monde qui intriguent d'abord et se dévoilent peu à peu. Cependant, ceux qui prennent le plus de place malgré eux sont les parents de Coraline.
Les parents de l'héroïne sont peu présents, mais c'est justement par leur absence qu'ils touchent leur fille. Elle aimerait qu'ils soient là, qu'ils s'amusent avec elle. C'est ainsi que tout au long de son aventure, qu'elle va vivre à cause de son désir de les voir, on en apprend beaucoup sur ses parents.

L'univers accrocheur est mené par un style d'écriture simple et fluide, comme si l'on racontait les pensées d'une enfant. Cela nous plonge complétement dans l'histoire, au côté de Coraline.
J'ai très envie de lire L'étrange vie de Nobody Owens qui est dans ma PAL !

En bref :
+ Un univers à la fois envoûtant et inquiétant, on se sent comme un enfant, une écriture qui nous transporte, se lit d'une traite.
- eu... on en veut plus ?

Citation :
"Il ne se trouvait pas particulièrement courageux d'être resté là à se faire piquer, continua-t-elle d'expliquer au chat. Ce n'était pas courageux parce qu'il n'avait pas eu peur. Il savait qu'il n'y avait rien d'autre à faire, voilà tout. En revanche, retourner chercher ses lunettes en sachant qu'il y avait des guêpes, ça, ça faisait peur. Ça, c'était courageux." p.60
9/10

mercredi 10 avril 2013

Zombie Business - Jesse Petersen



281 pages

Résumé :
Tout ne va pas si mal pour Sarah et David.
Leur mariage se porte mieux que jamais, ils ont même monté leur petite entreprise d'extermination. Le marché est florissant : plein de zombies et dons plein de clients désireux de s'en débarrasser ! Sauf que... le cours du zombie s'affole quand certains s'avèrent plus difficiles à zigouiller. Une mutation ? Ce serait le début de la crise pour Sarah et David.










Mon avis :
Il y a deux ans de ça, je faisais une nuit blanche pour lire d'une traite Zombie Thérapie. Alors lorsque j'ai vu Zombie Business en magasin, je n'ai pas hésité. Pourtant, je ne me suis pas jeté dessus malgré mon envie et mon amour pour les zombies. J'aurai dû, car j'ai dévoré ce tome en à peine deux fois, et je me suis couchée tard pour ça.

L'histoire avait tout pour me plaire, puisque ça parle de zombies. Je n'ai encore pas été déçue. Le style est si fluide qu'on tourne les pages s'en s'en rendre compte, c'est sympathique, on veut savoir ce qu'il se passe et surtout, c'est drôle ! J'ai vraiment été entrainé dans l'histoire, et même si j'ai vu venir certaines petites choses, je ne m'attendais pas du tout à la fin ! Pour accompagner le tout, c'est drôle, et l'habitude avec laquelle les personnages traitent les zombies maintenant emmène encore plus de moments comique. Pour ce qui est des zombies, on ne tombe pas dans le gore pur et dur sans pour autant que ce soit gentillet. Quand une tête vole ou que des boyaux sortent, on nous le dit. Mais ce qui ne fait plus autant horreur aux héros ne nous fait pas non plus horreur, même si ce n'est pas beau à imaginer.

On suit surtout Sarah et David encore une fois que j'aime beaucoup, mais les quelques personnages en fond sont sympathiques, bien qu'ils soient sans grand plus pour l'histoire. Puis le professeur Barnes et Le Kid apparaissent, mettant un peu plus de vie à notre couple solitaire. J'ai bien aimé ces personnages qui ont du caractère. Et même si le Kid est un sale gosse, j'aime beaucoup l'avoir avec nos héros.

En bref :
+ Un roman qui se lit d'une traite, des personnages drôles et attachants, une fin inattendue, des zombies !
- ... je ne suis pas assez objective sur ce point...


Citations :
"Mais sérieusement, si vous n'êtes toujours pas capable de vous défendre après trois mois d'enfer zombie... eh bien, vous méritez quand même un peu ce qui vous arrive." p.11

"-Je te jure, mec. Ces zombies, quand ils te regardent... c'est comme s'ils te voyaient.
-Oui, oui..." p.18

"Je me levai en me massant le coude (un conseil : si vous pouvez l'éviter, ne plongez pas sur du marbre) et les examinai." p. 93

"Cela aurait été plutôt marrant si cela n'avait été aussi dégueulasse." p.103

"Comme la bibliothèque était un lieu très fréquenté par les êtres humains, la dernière chose que nous voulions était d'informer les hordes de claudicantes de notre présence, ce qui aurait eu pour effet de la transformer en un fast-food pour zombies. Vous voulez des frites avec ce cerveau ? Petit ou grand menu ?" p.161

10/10
Challenge Zombie 1/20-30

mardi 26 février 2013

Le mythe de Cthulhu - H.P. Lovecraft






190 pages

Résumé :
Partout dans le monde renaissent des rituels hideux, typiques d'un culte blasphématoire que l'on croyait disparu à jamais : le culte de Cthulhu. Les peuplades primitives se révoltent pour adorer d'odieuses idoles à l'effigie de la monstrueuse créature céphalopode, endormie depuis des millions d'années dans sa demeure sous-marine de R'lyeh. Les temps seraient-ils venus ? A travers les Etats-Unis, quelques hommes courageux, comme le professeur Angell, de Providence, l'inspecteur Legrasse et le premier lieutenant Johansen, vont tenter de s'opposer au réveil de Cthulhu. Mais que peut le courage contre une abomination venue d'outre-espace, dont la simple vue suffit à vous faire perdre la raison ?








Mon avis :
Le myhthe de Cthulhu est en fait un recueil de 6 nouvelles : L'appel de Cthulhu , Par-delà le mur du sommeil , La tourbière hantée , La peur qui rôde , La couleur tombée du ciel et Celui qui chuchotait dans les ténèbres.


Pour commencer, je peux dire que je n'ai aucun souvenir de  Par-delà le mur du sommeil et La tourbière hantée, et je me souviens moyennement de La peur qui rôde et L'appel de Cthulhu.  La couleur tombée du ciel et Celui qui chuchotait dans les ténèbres ont été lues récemment donc je m'en souviens encore bien, mais cela tient aussi de l'intérêt plus vif que j'ai eu pour elles.

J'ai lu ce livre petit à petit, c'était un peu mon livre à emmener avec moi pour lire quand j'avais peu de temps devant moi. Et comme je me suis difficilement émergées dans les premières nouvelles en plus de la lecture saccadée, je n'ai retenu que peu de chose. J'ai tenté quelques fois de continuer ma lecture quand j'avais du temps devant moi, mais j'ai difficilement lu plus de 20 pages à la suite, avec l'impression d'en avoir lu une cinquantaine. Je n'ai même pas compris au début que Par-delà le mur du sommeil était une autre nouvelle, et j'ai cru lire un second chapitre ! La première nouvelle sous forme de rapport ne m'a vraiment pas accroché. J'ai ressenti une lourdeur, dans le style ou l'avancement des choses peut-être. L'histoire n'était pas inintéressante, mais je n'arrivais pas à m'accrocher à la façon de raconter, et à ce qu'on apprend. Finalement, La peur qui rôde m'a un peu plus entrainée, et j'ai lu  La couleur tombée du ciel et Celui qui chuchotait dans les ténèbres quasiment d'une traite. Plus d'action, plus de frayeur.

Chaque nouvelle est indépendante, mais on se retrouve à chaque fois dans le même univers, autour des mystères cités dans le Necronomicon. Cependant, le titre Le mythe de Cthulhu est assez mal choisi, car si l'on parle certes de plusieurs créatures reliées à Cthulhu, il n'est vraiment question de ce dernier que dans L'appel de Cthulhu, et il est évoqué dans  Celui qui chuchotait dans les ténèbres.
Ce que l'on retrouve dans chaque nouvelle, c'est l'ambiance inquiétante et angoissante qui croisse au fur et à mesure jusqu'à nous faire frissonner. C'est plutôt bien réussi, on se sent à la place du savant à chaque fois qui découvre petit à petit des choses insensées, à le rendre fou. Et tout cela sans réelle description, juste une sensation et un sentiment d'horreur.
C'est malheureusement ce manque de description qui m'a manqué. Avec H.P. Lovecraft, tout est une "horreur indescriptible", "puanteur insensée", trop horrible pour être décrit... En bref, l'auteur de laisse le soin au lecteur d'imaginer l'horreur lui-même. Oui mais, j'ai beaucoup de mal à m'imaginer à quoi ressemblerait une géométrie qui n'est pas terrestre, des paroles trop horribles pour être racontée, une voix humaine bourdonnante faisant froid dans le dos... Quand des petites créatures roses repoussantes et abominables sont évoquées, et bien, j'ai bien du mal à imaginer quelques chose de  rose et d'effrayant à la fois. J'ai pensé à pleins de Kirby... autant vous dire que l'effet de frayeur a été un peu refroidi... Mais avec de l'imagination, on passe outre, et c'est avant tout l'atmosphère et la frayeur du personnage lui-même qui nous font frissonner nous aussi, et chaque fin, qui nous laisse sur un sentiment d'horreur encore plus grande à venir.

Malgré mon début difficile, j'ai tout de même grandement envie de continuer ma découverte de cet auteur, dont The Dunwich Horror est déjà dans ma PAL. :)


En bref :
+ L'ambiance inquiétante et effrayante, la peur sourde que l'on ressent sans objet précis.
- Un style que j'ai eu du mal à intégrer au début, beaucoup de choses "indescriptibles".

7/10

samedi 12 janvier 2013

1Q84 T.1 : Avril-Juin - Murakami Haruki



550 pages

Résumé :
Entre l'an 1984 et le monde hypnotique de 1Q84, les ombres se reflètent et se confondent. Unies par un pacte secret, les existences de Tengo et d'Aomamé sont mystérieusement nouées au seuil de deux univers, de deux ères... Une odyssée initiatique qui embrasse fantastique, thriller et roman d'amour, composant l'oeuvre la plus ambitieuse de Murakami.











Mon avis :
Je suis contente du petit résumé de la version de poche, car le résumé du livre broché dévoile presque tout ce que l'on apprend dans ce tome.

Le plus important dans ce premier tome, ce sont les personnages principaux. Aomamé d'un côté, femme solitaire qui essaie de se convaincre que sa solitude lui convient et Tengo de l'autre, personnage assez passible qui se laisse traîner par son éditeur et son amante sans beaucoup de volonté. Des personnages vont entrer au fur et à mesure dans leur vie et celle-ci va être chamboulée.
Ces personnages principaux sont des gens assez banals dans leur façon de penser et leur relation aux autres. J'ai retrouvé en eux ces gens étranges qui sont au final juste des gens banals que j'ai connu dans Lignes de Murakami Ryu et Parade de Shuichi Yoshida. Et comme dans ces livres, ces gens banals avec leurs problèmes sont rendus intrigants, intéressants à suivre par la magie de l'écriture de l'auteur, où un je-ne-sais-quoi.
On en apprend beaucoup sur eux, sur leur vie et façon de penser, leurs interrogations présentes, mais aussi sur leur passé, et leur lien.
Le plus intéressant, ce sont les personnages qui entourent nos deux protagonistes. Ce qui est bien, c'est qu'on peut aisément se mettre à leur place et ainsi voir tous ces personnages graviter autour de nous. De la vieille femme à Ayumi, de Komatsu à la jeune Fukaéri, l'intérêt du livre tient de tous ces personnages, car ce sont eux qui font avancer l'histoire.

En parlant de l'histoire, celle-ci avance peu. Ce tome sert principalement de présentation des personnages et de positionnement des bases de l'histoire fantastique qui va suivre. On entrevoit assez peu l'aspect fantastique pour l'instant, mais on comprend bien vers où l'histoire va aller et comment les personnages principaux se rejoignent peu à peu. Mais il y a cependant des longueurs, et malgré tous les détails fournis sur les personnages et le début d'aventure qui s'installe, on se retrouve sur sa faim en refermant le livre.

Ce qui fait que j'ai tant envie de continuer malgré le peu d'avancer de l'histoire, c'est la manière d'écrire de l'auteur. C'est poétique, l'écriture est fluide, et même si l'histoire traine, on enchaine les pages facilement. Il rend ses personnages extrêmement vivants, et même la jeune Fukaéri, qui parle peu et d'une intonation totalement neutre, juste par la façon dont elle est décrite, est un personnage très touchant et intéressant.


En bref, 1Q84 est un livre qui se lit facilement grâce à la plume de l'auteur et qui promet une bonne suite, mais l'histoire traine un peu et les détails sur les personnages ne suffisent pas à combler ce manque d'avancement. Si vous comptez vous le procurer, prenez les deux tomes, voir la trilogie d'un coup pour ne pas rester sur votre faim !


Citations :
"En somme, pour le dire à rebours, la fin du monde imminente serait ressentie comme un grand coup de pied dans les testicules, c'est bien ça ?" 1Q84, livre 1, p.237

"Mais quand on aime quelqu'un du fond du cœur, et même si c'est un horrible personnage, et même si de son côté il ne t'aime pas, au moins la vie n'est pas un enfer. Même si elle n'est pourtant pas gaie." 1Q84, livre 1, p.350

6.5/10

vendredi 4 janvier 2013

Les Aventures de Cadel Piggott T.1 : Evil Genius - Catherine Jinks



576 pages

Résumé :
Adopté à sa naissance, Cadell Piggott montre dès son plus jeune âge des talents de hacker impressionnants. Il épuise petit à petit tous les adultes chargés de son éducation, piratant leur carte bleue, s'infiltrant dans le système informatique de son école pour mettre le chaos dans les notes... Les Piggott confient alors Cadel à un psychologue réputé, Taddeus Roth, président du mystérieux Institut Axis. Bientôt Cadel y suit des cours de Mal pur, de Contrefaçon, de Manipulation ou encore d'Explosifs !










Mon avis :
/Tout d'abord, j'aimerais faire part d'un petit mécontentement : ça m'énerve VRAIMENT quand un livre fait partie d'une saga et qu'il n'y a aucune indication sur le livre !  Et encore, j'ai de la chance d'être tombé sur le premier tome, j'aurais pu acheter les tomes 2 ou 3 sans le savoir, et j'aurais été bien embêté pour lire ! Surtout que je cherchais un livre sans suite, pour ne pas encore offrir une saga à un ami : et bien c'est raté !
Enfin, ça ira pour cette fois, car la fin de ce premier tome suffit comme fin d'histoire, la suite pouvant être facultative./


Passons à mon avis sur l'histoire : Elle est plus qu'improbable, tout comme ses personnages. Mais elle est tout de même intéressante.
Le début est une succession très rapide des années du jeune Cadell Piggott, et le point de vue est assez détaché. J'ai bien aimé cette façon de procéder. Ça ne traine pas en longueur, l'action se poursuit, et même si il ne se passe pas grand-chose, on est curieux de suivre le parcours du jeune génie.
Mais dès l'entrée de Cadell à l'institut Axis (page 110~), l'action stagne sur sa 13ème année, et le point de vue est très proche du sien. C'est aussi le début de la vraie aventure. Cependant, j'ai trouvé que l'histoire avait tendance à s'alourdir. Les découvertes s'enchainent, peut-être y en a-t-il un peu trop, et ce ne sont pas de grandes surprises. Je me suis même demandée parfois comment Cadell, supposé être un génie, faisait pour mettre autant de temps à comprendre certaines choses, alors qu'il comprend d'instinct des choses qui sont hors de portée de la compréhension du lecteur, du moins pas instinctivement. Mais on se demande tout de même comment cela va finir, et on arrive à la fin du livre avec un dénouement assez rapide et un peu décevant.

Les personnages quant à eux sont assez peu attachants. Cadell est quelqu'un de solitaire, c'est pourquoi il s'attache à peu de monde, et donc peu de personnages sont assez développés pour attirer notre intérêt. Le sort de ses camarades de classe m'a importé peu par exemple. Cadell quant à lui est un sale gosse qui a été mal élevé et qui se croit supérieur à la plupart des gens grâce à son génie intellectuel. Même si à force, j'ai eu de la pitié pour lui, il m'a globalement agacé.


En définitive, malgré le déroulement de l'histoire qui se révèle assez basique et le héros qui m'a plus agacé qu'autre chose, j'ai aimé suivre cette histoire, surtout pour savoir le pourquoi de tel événement et dans l'espoir de voir ce jeune garçon imbu de lui-même se prendre une bonne leçon pour comprendre qu'il y a toujours quelqu'un de plus fort que nous.

7/10

dimanche 2 mai 2010

Les aventuriers de la mer T.2 : Le navire aux esclaves - Robin Hobb



380 pages

Résumé :

Kyle, désormais aux commandes de la Vivacia, la vivenef récemment éveillée de la famille Vestrit, a décidé de l'utiliser pour transporter des esclaves. Et son impérieuse volonté ne saurait souffrir la moindre opposition. Son épouse Keffria en vient même à douter de son mari quand il veut débaucher leur fille Malta, et obliger leur fils Hiemain à travailler à bord de l'embarcation et à abandonner l'apprentissage qui le destinait à la carrière de prêtre de Sa. Sa belle-soeur ,Althéa, se fait de son côté passer pour un jeune homme et se démène sur le Moissonneur, un navire abattoir, Elle doit prouver à Kyle qu'elle est un véritable marin pour récupérer Vivacia...









Mon avis :
Toujours autant de plaisir à la lecture, si ce n'est plus. L'histoire continue à se mettre en place, les liens entre les personnages se forment, les actions s'enchaînent de plus en plus vite et certains personnages commencent à évoluer. Althéa, beaucoup mise en avant dans le premier tome, laisse plus de place aux autres personnages. Les changements de perspectives et changement de personnages sont toujours aussi plaisant, et nous permettent de nous impliquer d'avantage dans l'histoire. Concernant celle-ci, je suis particulièrement contente de l'avancé de la relation entre Brashen et Althéa. Je n'attendais que ça ! Le tome 2 m'a énormément plu, j'attends de lire la suite la suite avec impatiente !

8.5/10