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samedi 18 février 2017

Pauline - Alexandre Dumas

  Quel secret cache Pauline ? Pourquoi fuit-elle le regard d'autrui ? Quel drame creuse son visage et altère son teint ? "Personne n'ignore par expérience que le danger inconnu est mille fois plus saisissant et plus terrible que le péril visible et matérialisé", confie Pauline. En épousant le comte Horace de Beuzeval, un homme diabolique, la jeune femme à signé son arrêt de mort : chaque jour est devenu synonyme d'angoisse et d'effroi...
256 pages - Classique - 1838

Ce que j'en ai pensé :

Dans Pauline, Alexandre Dumas se met en scène en tant que public de l'histoire que lui raconte son ami Alfred de Nerval. Accompagné de nombreuses références à son époque et à ses propres récits, cette position adoptée par l'auteur nous donne l'impression étrange que cette histoire fut bien réelle, et que l'auteur nous livre ici un témoignage de la confidence de son ami. Et la narration, de même, nous donne l'étrange impression d'être dans la confidence, qu'on nous dévoile un secret, le mystère de cette Pauline qui intrigue l'auteur et nous intrigue à notre tour.

L'histoire de Pauline est une histoire du secret, d'où le sentiment que l'on nous donne dès les premières pages. Beaucoup de mystère et d'intrigues inquiétantes, dans une ambiance plutôt sombre, qui frôle le polar, sans tomber dans le lourd et l'oppressant. On est intrigué par Pauline, par son histoire. C'est une femme qui paraît avoir été lumineuse, mais qui est maintenant effacée et secrète.


// Une histoire pas inintéressante, secrète et trouble, accompagné d'une plume toujours agréable. Attention cependant, cette édition comporte beaucoup de notes de bas de pages, intéressantes voir utiles, mais qui casse un peu le rythme du récit. //

vendredi 7 octobre 2016

Les Borgia - Alexandre Dumas


 Modèle du Prince de Machiavel, César Borgia, fils du pape Alexandre VI, étend sa puissance sur Rome. Tous les moyens sont bons pour écarter ennemis et rivaux. Ses crimes n'auront aucune limite, puisqu'il va jusqu'à éliminer, par le poison ou les armes, les membres de sa propre famille. Le poison qu'il verse finira cependant par se retourner contre lui...
Ce roman est issu des Crimes célèbres d'Alexandre Dumas, l'un des premiers recueils de l'auteur.
288 pages - Classique/Historique - 1840


Ce que j'en ai pensé :
Entre roman et traité d'histoire, Dumas nous livre un roman complexe, mais passionnant.

Les Borgia d'Alexandre Dumas nous raconte l'arrivée au pouvoir et les intrigues politiques qui ont eu lieu autour de la famille Borgia, famille italienne du XVe siècle. On peut y suivre le pape Alexandre VI, François et Lucrèce Borgia, mais surtout César Borgia, le frère qui se sent exclu et veut se venger. Entre complots, trahisons et rebondissements, l'histoire de cette famille est très intéressante.

Ici, Alexandre Dumas nous livre un roman historique intéressant, mais à l'aspect très documentaire. Le narrateur, omniscient, rapporte la plupart du temps de nombreux faits et personnages, avec un recul et une précision qui ne laisse pas beaucoup de place aux sentiments, à une histoire, un fil conducteur ou aux personnages. L'auteur s'implique cependant quelque peu dans le récit, en qualifiant des actes ou des personnages, rendant ainsi son récit moins strict. Le tout donne au roman l'aspect d'un livre d'histoire subjectif plutôt que d'une histoire romancée.
De plus, le roman n'est certes pas très long, mais ce sont 288 pages avec pour seules coupures des retours à la ligne. Aucune coupure ou mise en page, l'auteur, là encore, se contente d'exprimer des faits sans se soucier de bâtir une histoire, des moments, du suspense ou l'envie pour le lecteur. J'ai cependant trouvé une construction dans le récit qui permet de faire des pauses, avec de courts paragraphes conclusifs.

Si cet aspect strict et lourd peu rebuter, pour ma part, je n'ai pas pu lâcher ce roman, que j'ai lu d'une traite. Les événements s’enchaînent, se lient, et nous sommes intrigués par l'avenir des personnages, leurs ruses et leurs ambitions. Si j'aurais aimé en savoir plus, et surtout connaître les membres de cette famille plus en profondeur, le récit à tout de même le mérite de nous intriguer sur cette famille, ses membres, et cette époque.

//Malgré une approche plus strict que romancée de l'histoire, Alexandre Dumas nous livre avec Les Borgia un roman pas si difficile à appréhender, sur une famille passionnante, et qui vous donnera envie d'en savoir plus sur ces fameux Borgia et l'Italie du XVe siècle.//

vendredi 30 septembre 2016

Orgueil et préjugés - Jane Austen


  Mme Bennet a cinq filles et compte bien les marier toutes, ce qui n'est pas tâche facile dans l'Angleterre du début du XIXe siècle. Non que les demoiselles Bennett soient laides, mais elles n'ont pas de fortune. Et cinq maris riches, ce n'est pas si facile à trouver. Surtout quand les filles en question s'en mêlent ; elles qui ont des préjugés, éprouvent des sentiments, et n'agissent pas forcément toujours pour trouver « un bon parti ».
411 pages - Classique/Romance - 1813


Ce que j'en ai pensé :
Une romance classique, de l'humour et de l'esprit, et surtout un roman qui a beaucoup inspiré le genre.

Orgueil et préjugés a été une lecture agréable, mais que j'ai trouvé bien trop simple, romance classique et qui n'aurait sûrement pas été inoubliable pour moi si ça ce n'était pas LE classique de Jane Austen.
Cependant, si lire cette histoire maintenant ne m'a pas permis d'être touché comme un lecteur de son époque, j'ai quand même su apprécier ce qui a fait de ce roman une petite révolution.

Accompagnés d'une écriture fluide, agréable et d'un histoire classique de jeunes filles que leur mère veut marier aux meilleurs partis, ce sont les personnages de Jane Austen qui font tout l'intérêt de son roman.

vendredi 30 août 2013

Le Petit Chaperon rouge et autres contes


153 pages

Résumé :
Bienvenue dans un monde de châteaux et de forêts où des bûcherons misérables perdent leurs enfants, des ogres sentent la chair fraîche, des fées changent les citrouilles en carrosses et les souris en chevaux, des princes cherchent leur princesse parmi les souillons, des rois deviennent des tueurs en série et des chats des génies de malice et d'ambition.
Bienvenue dans un monde de merveilles et de férocités, où un petit être fasciné sous son chaperon rouge entend les mots les plus effrayants de notre littérature : « C'est pour mieux t'embrasser mon enfant ! »










Mon avis :
La couverture de ce recueil est effrayante, et c'est bien pour ça que je me suis dit "Chouette, ça va faire peur !". J'ai lu ces quelques contes par-ci par-là, quand j'avais un petit moment, parce qu'il y a peu de pages à chaque fois et que ça se lit vite. Malheureusement, j'ai plus était curieuse de poursuivre ma lecture par la renommée des contes que par un réel intérêt.

Ce recueil est composé de 10 contes, séparés en 2 catégories et deux hors catégories. On y retrouve :
Le Petit Chaperon rouge
Les souhaits ridicules
Peau d'âne
La belle au bois dormant
La barbe bleue
Le maître chat ou le chat botté
Les fées
Riquet à la houppe
Le petit poucet
GRISELIDIS

Ce sont toutes de courtes histoires, d'une moyenne d'une dizaine de page chacune, la plus longue en faisant 20. Une morale ou plusieurs sont présente à chaque fois, plus ou moins explicitement. D'ailleurs pour chaque conte, l'histoire n'est que prétexte à donner une morale.
Et c'est bien là que tout va mal. En effet, bien qu'avec des idées originales, j'ai trouvé les histoires sont ternes. Ça ne nous transporte pas, ça ne donne pas envie d'en connaître d'avantage. Je suis restée indifférente aux différentes histoires, et aux différents personnages. J'ai survolé les textes sans y entrer. Et si je m'étais arrêté en plein milieu d'un sans jamais lire la suite, ça ne m'aurait pas dérangé plus que ça. Mais je n'ai pas eu non plus l'impression d'une perte de temps ou de me forcer. C'est assez fluide, donc ça c'est lu assez vite. J'ai le souvenir d'avoir eu une boite de contes en cassettes audio quand j'étais enfant, et Barbe Bleue m'avait vraiment effrayé. Mais malheureusement, je n'ai pas ressenti d'angoisse, je n'ai même rien ressenti de particulier.  Peut-être qu'écoutés, ces contes ont beaucoup plus d'impact.
L'autre point qui me chagrine, ce sont les morales. Pour les enfants c'est assez sympathique, des morales basiques sur le monde. Forcément, en étant plus grand, ça nous touche beaucoup moins. Par contre, j'ai trouvé ça assez idiot que certaines morales se contredisent. Si elles sont censées toucher les enfants, elles vont surtout les embrouiller sur certains points !

J'ai peu de choses à dire, ce sont des classiques pas désagréables à lire mais je m'en serais passé sans soucie. C'est toujours bien pour les enfants, pour qui les histoires auront beaucoup plus d'impact. 


En bref :
+ Facile et rapide à lire, des morales basiques pour les enfants, des idées originales, un classique, la couverture effrayante !
- Peu d'intérêt, des histoires trop rapide et pas vraiment accrocheuses, des morales qui se contredisent.

4.5/10 

mercredi 15 mai 2013

Jane Eyre - Charlotte Brontë


761 pages

Résumé :
Ce résumé n'est pas celui qui figure sur cette édition, mais il en disait beaucoup trop.
Jane Eyre est pauvre, orpheline, pas très jolie. Pourtant, grâce à sa seule force de caractère, et sans faillir à ses principes, elle parviendra à faire sa place dans la société rigide de l'Angleterre victorienne et à trouver l'amour... Une héroïne qui surmonte les épreuves sans perdre foie en son avenir, une intrigue où se succède mystères et coups de théâtre, une passion amoureuse qui défie tous les obstacles : le plaisir de lire Jane Eyre est toujours aussi vif. Comme elle, on veut croire que rien n'est écrit d'avance et que la vie réserve des bonheurs imprévus.










Mon avis :
Je rédige mon avis un peu tard puisque j'ai déjà fini ce roman depuis deux semaines. Mais il me reste assez de souvenirs pour vous en parler (un tel pavé, ça ne s'oublie pas si vite).

 J'ai mis deux semaines et demie à finir ce roman. Le manque de temps m'a pas mal aidé, mais je dois avouer que certains passages ont été assez pénibles à passer. J'ai globalement aimé, mais il se passe assez peu de chose au final, et forcément, il y a de nombreux passages qui s'étirent. L'intérêt pour l'histoire est là, mais cette sensation de ne pas avancer est vraiment pénible. Quand il se passe enfin quelque chose, c'est de courte durée, et l'on retombe très vite. Certains passages sont très accrocheurs, malheureusement, je garde au final une sensation de plat général. En plus, le résumé de ma version m'ayant trompé, je m'attendais à une histoire avec des mystères, où l'héroïne devait se battre pour son amour... mais, même si son enfance est difficile ainsi que sa place, je n'ai pas ressentie tant de difficulté pour elle que je m'y attendais.  Malgré tout, j'ai eu envie de finir ce roman, même si j'ai dû me forcer un peu pour certains passages. L'ambiance générale de l'époque est bien rendue, et le décor est agréable. J'ai également apprécié la fin, très fleur bleue certes, mais très jolie.

Pour ne rien arranger, Jane et Mr. Rochester sont bornés, têtus, tout ce qu'il faut pour les faire rester sur leur opinion, et donc ne pas faire avancer les choses.
Pourtant, sous ses airs de fille qui a du caractère, j'ai trouvé que Jane se laisse porter par les évènements. Elle garde ses convictions, mais je ne la trouve pas si combative que cela. Peut-être cela vient-il du fait qu'elle parle sans trop laisser paraître ses émotions, ce qui la rendu assez peu intéressante pour moi. Cependant, je l'ai trouvé suffisamment attachante pour vouloir qu'elle s'en sorte.
En ce qui concerne les autres personnages, je ne m'y suis pas trop attaché non plus.


En bref :
+ L'ambiance de l'Angleterre Victorienne, le décor décrit, envie que l'héroïne s'en sorte, des passages accrocheurs, une jolie fin.
- Une histoire longue, des personnages auxquels je ne me suis pas attachée.

Citations :
"Puis, tandis qu'elle décachetait et lisait le document, je continuai à prendre mon café : il était très chaud et j'attribuai à cette circonstance la rougeur flamboyante qui me monta soudain au visage. Quant à savoir pourquoi ma main tremblait, ou pourquoi je renversai sans le vouloir la moitié de ma tasse dans la soucoupe, je décidai de ne pas me poser la question." p.278

"Il faut donc que je me répète sans cesse que nous sommes à tout jamais séparés... et cependant, tant que je vivrai et que je penserai, je ne pourrais faire autrement que de l'aimer." p.299

"-L'empressement de l'auditeur rend plus prompte la langue de la narratrice." p.339


6/10

Lecture commune du mois d'avril du Cercle de Critiques Littéraires des Lecteurs Economes
Challenge romans cultes 4/4

lundi 15 avril 2013

Lady Susan - Jane Austen



115 pages

Résumé :
Une veuve spirituelle et jolie, mais sans un sou, trouve refuge chez son beau-frère, un riche banquier. Est-elle sans scrupules, prête à tout pour faire un beau mariage, ou juste une coquette qui veut s'amuser ? Le jeune Reginald risque de payer cher la réponse à cette question...
Grande dame du roman anglais, Jane Austen trace le portrait très spirituel d'une aventurière, dans la lignée des personnages d'Orgueil et préjugé et de Raison et sentiments.










Mon avis :
J'ai eu envie d'un petit livre peu cher. Alors lorsque mon regard s'est posée sur le nom Austen sur la couverture, je n'ai pas hésité. Il faut dire que quelque chose dans Raison et Sentiments m'avait plus, le style de l'auteur, l'époque, les lieux.... j'ai eu envie de continuer ma découverte. Et je n'ai pas été déçue !

On suit l'histoire de Lady Susan à travers plusieurs correspondances, la sienne avec son amie Mme Johnson et celle de Mme Vernon à Lady de Courcy. Lady Susan et Mme Vernon sont deux parties opposé, ce qui nous permet de connaître les sentiments des deux parties, et on comprend vite qui sont les gentils et les méchants. Car il est vrai que cette histoire est assez manichéenne, la méchante Lady Susan se joue des gentils sans remords. Pourtant, j'ai bien aimé le trouble qu'elle vient causer dans cette famille qui n'avait rien demandé, et les autres troubles qu'elle a causé auparavant dans d'autres familles qui sont évoqué. Je me suis demandée comment tout ça allait se finir, l'histoire m'a intéressé et plu.
Cependant, j'ai trouvé la fin très précipité, comme si l'auteur avait voulu en finir ou n'avait pas vraiment d'idée. Les dernières lettres sont très courtes, les évènements s'enchainent et se stoppe pour laisser place à une courte conclusion de l'auteur. Conclusion que j'ai beaucoup aimé, empreinte d'ironie que l'on ressent très bien.
J'ai encore une fois trouvé la plume très agréable à lire. Cependant, bien que les lettres soit d'expéditeurs différents, on ne sent pas beaucoup de différence dans le style et la façon d'écrire, ce qui est un dommage, même si ça n'a en rien gâché ma lecture.

En ce qui concerne les personnages, ils sont assez typés, les méchants sont méchants et les gentils sont gentils. J'ai malgré tout apprécié les différents protagonistes. Lady Susan m'a bien plu, c'est un personnage sournois qui sait obtenir ce qu'elle veut. Elle n'est pas vraiment quelqu'un de sympathique, mais elle est intéressante. J'ai me suis aussi attachée à Frédérica, je ne saurais vous dire pourquoi. Les hommes en revanche sont tous des naïfs qui se font avoir, ils sont trainé d'un côté ou d'un autre suivant ce qu'on leur dit.
Au final, l'auteur a peu développés ses personnages, ce qui n'empêche pas de les apprécier.

En bref :
+ Une histoire sympathique qui se lit rapidement, un style et un décor très agréable.
- Les personnages sont manichéens et peu développés, la fin un peu précipitée, pas de différence de style dans l'écriture entre les différents correspondants.

7/10

mardi 2 avril 2013

Raison et sentiments - Jane Austen



382 pages

Résumé :
En amour, comme en tout, rien n'a changé depuis le XIXe siècle de Lady Jane. Si la fougueuse Marianne s'abandonne à une passion qui menace de lui brûler les ailes, la sage Elinor prend le risque de perdre l'amour à force de tempérance. Raison et sentiments : impossible équation ? Les deux jeunes femmes devront apprendre de leurs vacillements. Pour le meilleur et pour le pire.











Mon avis :
J'avais hâte de découvrir Jane Austen, même si j'ai pu entendre dire que Raison et sentiments n'est pas son meilleur roman. Je ne suis pas déçue de la découverte, cependant, je ne suis pas totalement conquise non plus.

Au début, je suis entrée dans l'histoire avec entrain. Plus je lisais et plus j'avais hâte de découvrir la suite. Cependant, mon intérêt a fini par s'essouffler un peu. Malgré la promesse que le nombre important de pages me faisait, j'ai trouvé le scénario assez pauvre. Il se passe peu de choses, et même si l'on n'en a pas vraiment la certitude, on voit tout de même venir la suite. Je me suis souvent demandé s'il allait se passer quelque chose, et finalement pas grand-chose. La fin m'a tout de même un peu surprise, surtout en ce qui concerne Marianne. Je n'approuve pas du tout ! C'est trop facile.
Cependant, malgré le manque d'action et de mystère que j'ai pu ressentir, quelque chose à fait que j'ai eu du mal à lâcher ce roman. La plume de l'auteur nous emmène avec elle, l'histoire est pleine de charme par son atmosphère, son paysage. On a plaisir à imaginer les lieux, l'époque, les gens. C'est pourquoi j'ai beaucoup aimé ce livre, parce qu'il m'a emmené à une autre époque, même si les histoires de coeur y prennent toutes la place.

Concernant les personnages, je ne m'y suis pas énormément attachée, mais ils m'étaient sympathiques. Assez pour que je compatisse à leur peines et déceptions. J'ai eu un peu de mal à me souvenir de qui était qui, mais j'ai réussi à m'y retrouver.
J'ai bien aimé Marianne, car elle laisse libre court à ses sentiments, même si elle se laisse beaucoup trop aller. C'est pour cela que la fin m'a déplut, j'ai trouvé qu'elle ne correspond pas très bien au personnage que j'ai  suivi tout au long de l'histoire.
J'ai eu cependant du mal avec Elinor. Elle est censé être l'ainée sage et posée de la famille, mais je l'ai trouvé plutôt odieuse, un petit peu trop persuadée de sa "supériorité". Et son entêtement par rapport à Edward n'a rien de sage, au contraire, je la trouve encore plus naïve et butée que Marianne ! Alors que toute les preuves sont contre elle, elle continuera à croire en ce qu'elle affirme sans aucun raisonnement sensé.... on est loin de la fille sage qu'on nous décrit au début ! Je ne l'ai quand même pas détesté, elle reste touchante malgré tout.
Les personnages qui entourent nos deux héroïnes sont sympathiques, mais un peu trop extrêmes à mon gout. Nous avons ceux qui débordent de bons sentiments mielleux, ceux qui montrent de la haine à tous, et ceux qui veulent rester neutres pour ne pas avoir d'ennuis. J'aurais aimé trouver des personnages un peu plus modérés, car je n'ai vraiment apprécié que le colonel Brandon.

En bref :
+ Une plume qui nous emporte, un décor plaisant, des personnages sympathiques.
- Une fin un peu déroutante et facile, un manque d'action.


Citations :
"Voilà ce que j'aime, c'est ce qu'il faut chez un jeune homme. Quoi qu'il fasse, il doit le faire à fond et ne pas sentir la fatigue." p.48

"Voilà une expression, sir John, dit Marianne avec feu, que j'abhorre particulièrement. J'abhorre tous ces lieux communs qui visent à l'esprit ; et "mettre le cap sur un homme" ou "faire un coup de tête" sont les plus odieux de tous. Leur signification est vulgaire et grossière ; et si , à l'origine, ils ont pu paraître spirituels, le temps leur a, de longue date, fait perdre leur saveur." p.48

7.5/10

dimanche 17 mars 2013

Vingt-quatre heures de la vie d'une femme - Stefan Zweig



128 pages

Résumé :
Scandale dans une pension de famille « comme il faut », sur la Côte d'Azur du début du siècle : Mme Henriette, la femme d'un des clients, s'est enfuie avec un jeune homme qui pourtant n'avait passé là qu'une journée... Seul le narrateur tente de comprendre cette « créature sans moralité », avec l'aide inattendue d'une vieille dame anglaise très distinguée, qui lui expliquera quels feux mal éteints cette aventure a ranimés chez la fugitive. Ce récit d'une passion foudroyante, bref et aigu comme les affectionnait l'auteur d'Amok et du Joueur d'échecs, est une de ses plus incontestables réussites.









Mon avis :
Vingt-quatre heure de la vie d'une femme est une nouvelle courte, dans laquelle il se passe pourtant beaucoup de choses. J'ai été ravie de le recevoir !

Ce roman commence par une discussion autour de la fuite d'une femme bien sous tout rapports, parti du jour au lendemain sans explications avec un jeune homme qui n'était resté à la pension qu'une journée. Après un court débat où presque tous s'accordent à dire que cette femme n'a pas de moral, une vieille dame va alors décider de dévoiler au narrateur une journée de sa vie, 24 heures qui l'ont changé et qu'elle n'a jamais osé avouer à quiconque.
Vingt-quatre heure de la vie d'une femme est une histoire dans laquelle on découvre la passion, celle qui nous pousse à tout laisser pour se consacrer à elle, celle qui ne nous permet plus de réfléchir, celle qui nous fait agir n'importe comment. A travers son histoire, cette vieille dame essaie de démontrer que face à la passion, quel quel soit, même les plus sages personnes flanchent.
La nouvelle est courte, pourtant, j'ai eu du mal à me dire que tous les évènements se passaient en seulement 24 heures ! Beaucoup de choses se passent et la vieille dame transmets beaucoup d'émotions à travers son récit. J'ai eu envie de suivre jusqu'au bout sa folle passion, et j'ai lu son histoire d'une traite. Je dois bien avouer que le début n'est pas très intéressant, et que j'aurais aimé en apprendre un peu plus sur la fuite de Mme Henriette, mais cela sert surtout de décors pour implanter le récit des souvenirs.

En ce qui concerne les personnages, et bien on ne peut vraiment que parler de la femme qui raconte son histoire et de l'homme qui en fait parti, les autres personnages étant plus là pour donner un relief au décors que pour faire avancer l'histoire. Cependant, le fait que ce récit soit focalisé sur le point de vue de cette femme apporte beaucoup plus de force à son récit et ses sentiments, et nous permets de bien comprendre et nous mettre à la place de la personne qui se perd dans sa passion. J'ai apprécié cette dame, elle m'a touché, et j'ai vraiment ressentie, comme elle, son glissement vers le bas qu'au début elle ne voit pas et finalement s'en rend compte trop tard, déjà envahit par sa passion.

Je me suis un peu intéressé à cet auteur vu que j'avais un de ses livres dans les mains, et je vois pleins d'avis positif sur ce dernier ainsi que ces nombreux ouvrages. Je pense que je me laisserais tenter par d'autres nouvelles, car, même si c'est une lecture dont je pense ne pas garder un très fort souvenir, c'est agréable, et on ressent vraiment les sentiments de la femme qui se livre dans cette chambre.


En bref :
+ Une nouvelle courte qui se lit d'une traite, on ressent la passion des personnages, une lecture agréable même si elle n'est pas non plus marquante.
- Une situation de fond qui n'est là que pour implanter le récit de la vieille femme, on aurait aimé en savoir un peu plus.



Citations :
"Pour ma part, je trouvais plus honnête qu'une femme suivît librement et passionnément son instinct, au lieu, comme c'est généralement le cas, de tromper son mari en fermant les yeux quand elle est dans ses bras." p.24

"Vieillir n'est, au fond, pas autre chose que n'avoir plus peur de son passé." p.123

7.5/10

Lecture commune du mois de mars du Cercle de Critiques Littéraires des Lecteurs Economes

samedi 22 mai 2010

Dom Juan - Molière



128 pages

Résumé :
"L'hypocrisie est un vice à la mode, et tous les vices à la mode passent pour vertus" : voilà comment Dom Juan se justifie auprès de son valet Sganarelle, scandalisé de voir son maître tromper tout le monde autour de lui, des femmes les plus naïves qu'il séduit sans vergogne aux hommes les plus nobles qu'il mène par le bout du nez sans se démonter. Dom Juan n'a qu'une ambition : jouir de tous les plaisirs, sans jamais céder aux sirènes de la morale. Il lui faut toutes les voluptés et il les obtient facilement en manipulant ses victimes avec des mots trompeurs. Seule la mort pourrait l'arrêter : n'est-ce pas elle justement qui vient le chercher, lorsque la statue du commandeur s'anime sous ses yeux ?








Mon avis :
Je profite d'une escapade au magasin pour aller trainer du côté des livres, et je ne repars bien sûr pas bredouille. L'idée de classique à 1€50 est plus qu'attirante, et mon choix se porte sur le premier titre connu que je trouve. Cette fois, c'est tombé sur Dom Juan. Et j'ai été agréablement surprise lorsque je l'ai lu (d'une traite bien sûr).
On est projeté directement dans le coeur de l'histoire, et les personnages se présentent d'eux même par leurs actes. L'histoire est trop courte et s'enchaîne trop vite pour qu'on s'attache vraiment à eux, mais leurs actes sont forts et nous marquent. Dom Juan est un personnage particulièrement marquant, qu'on aime et déteste à la fois.
En lisant les aventures de ce terrible libertin, on comprend assez vite pourquoi cette pièce fit scandale à son époque. Les blasphèmes s'enchaînent comme si la vie de Dom Juan y été dédié, et le dédain avec lequel il considère les autres est frappant, et rend cette pièce toujours aussi actuelle.
Dom Juan est une lecture qui fait bien sûr réfléchir, et que, même si elle est trop brève pour être développé, je n'oublierai sûrement pas.

8/10