mardi 2 avril 2013

Raison et sentiments - Jane Austen



382 pages

Résumé :
En amour, comme en tout, rien n'a changé depuis le XIXe siècle de Lady Jane. Si la fougueuse Marianne s'abandonne à une passion qui menace de lui brûler les ailes, la sage Elinor prend le risque de perdre l'amour à force de tempérance. Raison et sentiments : impossible équation ? Les deux jeunes femmes devront apprendre de leurs vacillements. Pour le meilleur et pour le pire.











Mon avis :
J'avais hâte de découvrir Jane Austen, même si j'ai pu entendre dire que Raison et sentiments n'est pas son meilleur roman. Je ne suis pas déçue de la découverte, cependant, je ne suis pas totalement conquise non plus.

Au début, je suis entrée dans l'histoire avec entrain. Plus je lisais et plus j'avais hâte de découvrir la suite. Cependant, mon intérêt a fini par s'essouffler un peu. Malgré la promesse que le nombre important de pages me faisait, j'ai trouvé le scénario assez pauvre. Il se passe peu de choses, et même si l'on n'en a pas vraiment la certitude, on voit tout de même venir la suite. Je me suis souvent demandé s'il allait se passer quelque chose, et finalement pas grand-chose. La fin m'a tout de même un peu surprise, surtout en ce qui concerne Marianne. Je n'approuve pas du tout ! C'est trop facile.
Cependant, malgré le manque d'action et de mystère que j'ai pu ressentir, quelque chose à fait que j'ai eu du mal à lâcher ce roman. La plume de l'auteur nous emmène avec elle, l'histoire est pleine de charme par son atmosphère, son paysage. On a plaisir à imaginer les lieux, l'époque, les gens. C'est pourquoi j'ai beaucoup aimé ce livre, parce qu'il m'a emmené à une autre époque, même si les histoires de coeur y prennent toutes la place.

Concernant les personnages, je ne m'y suis pas énormément attachée, mais ils m'étaient sympathiques. Assez pour que je compatisse à leur peines et déceptions. J'ai eu un peu de mal à me souvenir de qui était qui, mais j'ai réussi à m'y retrouver.
J'ai bien aimé Marianne, car elle laisse libre court à ses sentiments, même si elle se laisse beaucoup trop aller. C'est pour cela que la fin m'a déplut, j'ai trouvé qu'elle ne correspond pas très bien au personnage que j'ai  suivi tout au long de l'histoire.
J'ai eu cependant du mal avec Elinor. Elle est censé être l'ainée sage et posée de la famille, mais je l'ai trouvé plutôt odieuse, un petit peu trop persuadée de sa "supériorité". Et son entêtement par rapport à Edward n'a rien de sage, au contraire, je la trouve encore plus naïve et butée que Marianne ! Alors que toute les preuves sont contre elle, elle continuera à croire en ce qu'elle affirme sans aucun raisonnement sensé.... on est loin de la fille sage qu'on nous décrit au début ! Je ne l'ai quand même pas détesté, elle reste touchante malgré tout.
Les personnages qui entourent nos deux héroïnes sont sympathiques, mais un peu trop extrêmes à mon gout. Nous avons ceux qui débordent de bons sentiments mielleux, ceux qui montrent de la haine à tous, et ceux qui veulent rester neutres pour ne pas avoir d'ennuis. J'aurais aimé trouver des personnages un peu plus modérés, car je n'ai vraiment apprécié que le colonel Brandon.

En bref :
+ Une plume qui nous emporte, un décor plaisant, des personnages sympathiques.
- Une fin un peu déroutante et facile, un manque d'action.


Citations :
"Voilà ce que j'aime, c'est ce qu'il faut chez un jeune homme. Quoi qu'il fasse, il doit le faire à fond et ne pas sentir la fatigue." p.48

"Voilà une expression, sir John, dit Marianne avec feu, que j'abhorre particulièrement. J'abhorre tous ces lieux communs qui visent à l'esprit ; et "mettre le cap sur un homme" ou "faire un coup de tête" sont les plus odieux de tous. Leur signification est vulgaire et grossière ; et si , à l'origine, ils ont pu paraître spirituels, le temps leur a, de longue date, fait perdre leur saveur." p.48

7.5/10

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