dimanche 17 juillet 2016

Métaphysique des tubes - Amélie Nothomb

Parce qu'elle ne bouge pas et ne pleure pas, se bornant à quelques fonctions essentielles - déglutition, digestion, excrétion -, ses parents l'ont surnommée la Plante. L'intéressée se considère plutôt, à ce stade, comme un tube. Mais ce tube, c'est Dieu. Le lecteur comprendra vite pourquoi, et apprendra aussi que la vie de Dieu n'est pas éternelle, même au pays du Soleil levant... Avec cette " autobiographie de zéro à trois ans ", la romancière de Stupeur et tremblements, Grand Prix du roman de l'Académie française en 1999, nous révèle des aspects ignorés de sa personnalité et de la vie en général, tout en se montrant plus incisive, plus lucide et plus drôle que jamais.
156 pages - Contemporain/Autobiographie - 2000

Ce que j'en ai pensé :
 Les malheurs de Sophie à qui ont aurait donné la voix d'une adulte, c'est bien ce qui décrit Métaphysique des tubes.
J'ai pu entendre et lire que beaucoup de personnes n'avaient pas aimé ce court roman, trouvant le ton de l'auteur trop présomptueux. Pour moi, c'est la toute la force du roman. En effet, madame Nothomb ne fait que donner ses mots, ceux d'une adulte, à la petite fille de 0 à 3 ans qu'elle était. Et forcément, à cet âge où l'enfant découvre peu à peu que le monde est indépendant de lui-même, des mots d'adultes rendent le tout explosif à lire.
J'ai trouvé les anecdotes et les tourments de la petite Amélie drôles et touchants. De plus, j'ai beaucoup aimé être au Japon.
//Métaphysique des tubes oscille entre l'amère découverte du monde et l'innocence de l'enfance, un roman court et frais à lire, pour sourire et s'attendrir.//

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